La Commission européenne a ouvert une enquête de sauvegarde, le 16 mars dernier, visant les importations dans l'UE de riz Indica semi-blanchi ou blanchi originaire du Cambodge et de Birmanie/Myanmar.
L'enquête, qui sera menée à son terme dans un délai de 12 mois, a été lancée à la demande de l'Italie, qui réclame des mesures de sauvegarde contre les importations de riz Indica cambodgien et birman dont le volume et les prix sont, selon elle, la cause de graves difficultés pour les producteurs de l’UE.
L'administration italienne a fourni à la Commission des 'éléments de preuve' montrant que ces importations effectuées dans le cadre du régime spécial de préférences commerciales à droit nul 'Tout sauf les armes' ont progressé de telle sorte que leurs parts du marché de l'UE sont passées de 13 % à 21 % pour le riz cambodgien et de 0 % à 5 % pour le riz birman au cours des cinq dernières campagnes.
Selon le requérant, les prix de ce riz étaient sensiblement inférieurs à ceux des producteurs de l'UE et même plus bas que le prix moyen du riz brut (paddy) produit par les riziculteurs de l’UE, entraînant une chute de leurs parts de marché de l’UE de 52 % à 30 % sur la période. (Emmanuel Hagry)