Le président de la délégation du PE à la commission parlementaire d'association UE-Ukraine, Dariusz Rosati (PPE, polonais), Rebecca Harms (Verts/ALE, allemande), membre de cette commission, et le rapporteur du PE sur l’Ukraine, Michael Gahler (PPE, allemand) ont demandé un engagement « fort et commun » des institutions ukrainiennes concernées par la lutte contre la corruption.
« La lutte contre la corruption mérite un engagement fort et commun de toutes les institutions ukrainiennes concernées - un engagement qui devrait être reflété dans les documents stratégiques établissant des priorités assorties de délais précis », ont-ils expliqué dans un communiqué publié à l’issue d’une conférence sur le sujet au Parlement européen. « Cette lutte devrait également être la responsabilité de tous et de chacun. Ici, l'éducation joue un rôle crucial quand il s'agit de diminuer la tolérance à la corruption », ont-ils ajouté.
Les députés ont cependant précisé que la corruption était « combattue non seulement par la mise en place d'institutions pertinentes, mais aussi par une série impressionnante d'actions sectorielles qui contribuent de manière décisive à réduire la corruption dans de nombreux domaines ». Selon eux, les réformes dans le secteur de l'énergie, la privatisation des entreprises publiques, le processus de décentralisation ou de nouveaux outils pour les marchés publics jouent également un rôle « considérable » à cet égard.
À l’inverse, Mme Harms et MM. Rosati et Gahler se sont inquiétés du fait que le tribunal de haut niveau anticorruption - qui fait l'objet de discussions depuis plusieurs mois déjà - ne devrait pas être mis en place avant encore un an, et que la loi obligeant les activistes de la société civile travaillant dans le domaine de la lutte contre la corruption à soumettre une déclaration électronique des actifs ne devrait pas être révisée de sitôt.
« Nous avons la ferme intention de continuer à suivre de près les développements connexes et de poursuivre ces discussions, y compris en Ukraine avec nos homologues de la Verkhovna Rada », ont-ils prévenu. (Camille-Cerise Gessant)