Les eurodéputés ont réaffirmé leur engagement à lutter contre la cybercriminalité, mercredi 14 mars à Strasbourg lors d'un débat en session plénière. Ils ne sont toutefois pas rentrés dans les détails, malgré les propositions en cours d'examen.
Dans son discours d'ouverture, le commissaire à l'Union de la sécurité, Julian King, a rappelé que les États membres avaient jusqu'au 10 mai 2018 pour transposer en droit national la directive (2016/1148) instaurant un niveau élevé commun de sécurité des réseaux et des systèmes d'information (EUROPE 11347). Il a félicité les États membres qui allaient plus loin que ce que prévoyait la directive, en intégrant par exemple les services publics.
M. King a brièvement évoqué le paquet cybersécurité en cours d'examen (EUROPE 11865) et a réaffirmé l'intention de la Commission de présenter une proposition législative sur les preuves électroniques (EUROPE 11978).
De leur côté, les députés ont réitéré leur engagement à lutter contre la criminalité en ligne. Plusieurs d'entre eux ont encouragé les États membres, qui ne l'ont pas encore fait (comme l'Irlande ou la Suède), à ratifier la Convention sur la cybercriminalité du Conseil de l'Europe (dite 'Convention de Budapest').
Peter Kouroumbashev (S&D, bulgare) s'est étonné que les États les plus avancés soient aussi les plus opposés au renforcement du mandat de l'Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l'information (ENISA), actuellement à l'examen (EUROPE 11964).
James Nicholson (CRE, britannique) a exprimé son souhait pour que la collaboration UE/Royaume-Uni en la matière se poursuive après le Brexit. (Sophie Petitjean)