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Bulletin Quotidien Europe N° 11981
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SOCIAL - ÉDUCATION / Éducation

Enseignement préscolaire, la Commission pourrait recommander d'abaisser l'âge de fréquentation obligatoire

Abaisser l’âge à partir duquel l’enseignement préscolaire devrait devenir obligatoire : c’est l’une des idées envisagées pour le moment par la Commission européenne, qui pourrait figurer dans son projet de recommandation sur la petite enfance.

L’éducation et la formation sont avant tout de la compétence des États membres. Conformément au principe de subsidiarité, l’Union européenne encourage la coopération et la coordination entre eux et peut compléter leur action, si nécessaire. Partant, la Commission européenne prépare un nouveau paquet de mesures – prévu pour le 2 mai - qui devrait s’articuler autour d’une communication-cadre et de trois recommandations consacrées respectivement aux langues étrangères, à la reconnaissance des diplômes (universitaires et secondaires) et à la petite enfance. Ce paquet pourrait s’accompagner d’une stratégie consacrée à la jeunesse et d'une autre à la culture. 

Petite enfance. Une source de la Commission nous a confié que l'institution envisageait de proposer, dans une de ces recommandations, de baisser l’âge de fréquentation obligatoire de l’enseignement préscolaire. Actuellement, le cadre stratégique ‘Éducation et formation 2020’ (ET 2020) plaidait pour qu’au moins 95 % des enfants ayant entre quatre ans et l'âge de la scolarité obligatoire participent à l'enseignement préscolaire d’ici 2020. Cet objectif est quasi atteint (94,8 %), comme en témoigne le suivi de l’éducation et la formation 2017 (EUROPE 11901). Dans ce contexte, la Commission envisage de réduire l’âge des enfants, pour l’enseignement préscolaire, de quatre ans actuellement à trois ans dans le futur. Mais cette question n’est pas encore tranchée. Plus largement, le projet de recommandation devrait détailler ce qu’elle entend par « un enseignement préscolaire de qualité ». 

Langue étrangère. Lors du Conseil Éducation, le 15 février, le commissaire Tibor Navracsics avait notamment exprimé son intention de renforcer l’apprentissage des langues « afin que davantage de jeunes parlent au moins deux langues européennes en plus de leur langue maternelle ». À l’heure actuelle, en Europe, un peu plus de la moitié des élèves du premier cycle de l’enseignement secondaire seulement apprennent plus qu’une langue étrangère (58,8 %), selon Eurostat. En Hongrie et en Autriche, ils sont moins de 10 % à en apprendre deux. 

Budget pour l’Éducation. Le 2 mai sont également attendues les propositions de la Commission européenne pour le prochain cadre financier pluriannuel, qui devrait notamment régler le sort d'Erasmus+. Le commissaire Tibor Navracsics s'était récemment exprimé dans nos colonnes pour nous dire qu'il avait reçu l'assurance que les fonds d'Erasmus+ ne seraient pas réduits et qu'ils seraient même augmentés. « Selon les premières moutures, il y a une certaine marge de manœuvre pour qu’au minimum, la Commission européenne double le budget d’Erasmus+ », avait-il indiqué (EUROPE 11972). Notre source semble plus prudente, indiquant qu'un doublement sera difficile. 

À ce stade, il semble que la Commission envisage de regrouper les programmes en clusters (grappe) et qu'Erasmus+ pourrait relever de celui sur le capital humain. En outre, le projet Comenius pourrait être réintégré (sous une forme différente) dans le programme, afin de promouvoir la mobilité scolaire à court terme. (Sophie Petitjean)

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