Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a estimé, jeudi 1er mars, que le sommet entre l’UE et les six pays des Balkans occidentaux (Albanie, Ancienne République yougoslave de Macédoine, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Monténégro et Serbie) du 17 mai porterait avant tout sur la migration et la connectivité.
« Nous allons parler adhésion, élargissement de l’UE, mais, d’après moi, ce ne sera pas le sujet principal. Il faudra que nous discutions des problèmes de la migration, qui nous concernent tous. Il faudra aussi que nous accordions une attention accrue à l’intégration économique de la région, donc, que l’on parle de la connectivité faible entre les pays des Balkans », a-t-il expliqué à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre bulgare, Boïko Borissov, et les chefs d’État et de gouvernement des six pays, à Sofia.
M. Juncker a insisté sur le fait qu’il sera nécessaire de se mettre d’accord sur la mise en œuvre des 155 principes qui gouvernent l’intégration économique de la région, agréés lors du sommet de Trieste (EUROPE 11829) et sur le financement de la connectivité. M. Borissov a expliqué que les pays des Balkans souhaitaient la création d’une autoroute reliant toutes les capitales de la région. « Nous comptons sur un financement hybride », a-t-il expliqué, ajoutant que les pays travailleraient jusqu’au sommet pour « avoir les financements voulus dans les infrastructures ».
Par ailleurs, M. Juncker, à la fin de sa tournée balkanique, a rappelé l’attachement de l’UE à la perspective européenne des six pays (EUROPE 11971). « Les progrès accusés par les uns et par les autres sont différents (…), mais j'ai constaté partout une même volonté, un même élan d'entreprendre les réformes qu'il aura fallu qu'ils aient entreprises le jour où l'adhésion à l'UE deviendra effective », a-t-il souligné. S’il y a donc « un énorme progrès dans les pays » de la région qui l’« impressionne beaucoup », le président de la Commission a insisté sur « la nécessité qu'il y a de lutter d'une façon crédible contre le crime organisé, de lutter contre la corruption, qui est un mal qui ronge nos sociétés », et de régler les conflits territoriaux. (Camille-Cerise Gessant)