Le groupe PPE au Parlement européen a adopté, mercredi 28 février, son document politique définitif concernant l'avenir de l’Union économique et monétaire (UEM) dans lequel il rejette implicitement la potentielle fusion des postes de président de l’Eurogroupe et de commissaire aux Affaires économiques et financières.
Ce texte, élaboré sous la direction de Françoise Grossetête (française), s’inscrit dans le cadre des propositions de la Commission européenne du 6 décembre dernier relatives à l’approfondissement de l’UEM (EUROPE 11920). « [Ce document] démontre que nous sommes plus que jamais déterminés à nous engager pour consolider les fondations de la zone euro et approfondir l’Union économique et monétaire », a déclaré Mme Grossetête.
Si les grandes lignes de fond de la réflexion du groupe PPE avaient déjà été arrêtées par ses membres au début du mois (EUROPE 11953), deux points clefs restaient à éclaircir : la fusion des postes de président de l’Eurogroupe et de commissaire aux Affaires économiques et financières ainsi que les modalités de désignation du directeur du potentiel futur Fonds monétaire européen (FME), qui devrait remplacer l’actuel Mécanisme européen de stabilité (MES).
Alors que la finalisation de la rédaction de ce document avait été retardée (EUROPE 11957), le président du groupe, Manfred Weber, a souhaité accélérer le processus et a réussi à faire en sorte que les différentes délégations s’accordent sur ces derniers points.
La potentielle fusion des postes de président de l’Eurogroupe et de commissaire aux Affaires économiques et financières, envisagée par la Commission, a été longuement débattue. Mais une majorité, emmenée notamment par les délégations allemande et scandinaves, a pris position contre cette fusion, estimant que l’Eurogroupe devait demeurer une instance intergouvernementale. Le document rejette implicitement cette fusion de postes, en ne la mentionnant pas.
Le processus de désignation du directeur d’un potentiel futur FME, tel que proposé par la Commission, a également fait l’objet de nombreux échanges entre les eurodéputés. Malgré la position de la délégation allemande, qui ne souhaitait pas qu’un contrôle trop intense soit exercé sur ce possible futur organe de l’Union européenne, les membres du groupe se sont accordés sur une élection par le Parlement européen.
Lien vers le document : http://bit.ly/2FI8jej . (Lucas Tripoteau)