Un rapport doublé d'une proposition de résolution européenne de l'Assemblée nationale en France, élaborés par le député Thierry Michels, issu du groupe de la majorité présidentielle La République en marche, et adoptés à l'unanimité le 25 janvier par la commission des Affaires européennes, portent une « appréciation globalement positive » à l'égard du remodelage entrepris en 2017 par la Commission européenne du paquet législatif de l'UE en matière d'énergie et de climat et préconisent un « relèvement significatif des ambitions pour accélérer et amplifier la transition énergétique », selon un communiqué de M. Michels, publié mercredi 31 janvier.
« Nous devons tous être conscients que nous sommes loin d’être en avance pour contenir le réchauffement sous les 2 degrés voulus par l’accord climatique international de Paris », insiste M. Michels.
Pour assurer la compatibilité du cadre législatif de l'UE avec l'Accord de Paris, le projet de résolution européenne de l'Assemblée nationale porté par M. Michels préconise de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 95% pour 2050 par rapport à 1990, d'établir un prix plancher du carbone à 30€/tonne de CO2 émise afin de remplacer le charbon par le gaz et de fixer un objectif contraignant de 35% pour la part des énergies renouvelables dans la consommation primaire d’énergie de l’UE à l’horizon 2030.
M. Michels appelle aussi à renforcer la solidarité entre les États membres dans le cadre de l’aide à la reconversion des zones charbonnières et il prône un accompagnement économique et social à la hauteur des enjeux ainsi que l'instauration d'un cadre propice au développement de l’innovation.
« La Commission estime que le paquet énergie propre représente un potentiel de création de 900 000 emplois nouveaux et de 177 milliards d’euros d’investissements par an », rappelle-t-il.
Soulignant que ses propositions nécessitent « une transformation fondamentale des modes de vie », M. Michels appelle à « faire de la transition énergétique un thème majeur des consultations citoyennes à venir dans l’ensemble de l’UE pour assurer son appropriation citoyenne et solidaire ». « La transition énergétique peut contribuer au renouveau du projet européen », conclut-il.
La commission du développement durable de l’Assemblée nationale se chargera désormais de l’examen au fond de ces propositions. (Emmanuel Hagry)