Dans une position, publiée le 16 janvier, l’industrie européenne des spiritueux (spiritsEUROPE) rappelle qu’elle a, comme beaucoup d'autres secteurs, besoin de prévisibilité et de continuité réglementaire une fois que le Royaume-Uni aura quitté l’UE.
L’association du secteur demande de la flexibilité sur la durée des règles transitoires qui devront durer au moins deux ans et garantir le maintien de toutes les règles communautaires applicables aux vins et spiritueux, ainsi que la poursuite de l'application des accords de libre-échange et des accords bilatéraux sur les spiritueux actuellement conclus par l'UE.
Fin 2017, spiritsEUROPE avait déjà présenté un document de position commune avec l’industrie britannique (Scotch whisky association et WSTA) ainsi que le Comité européen des entreprises vins (CEEV) appelant, une fois la période de transition écoulée, à la signature d’un accord douanier global avec un accent particulier mis sur la limitation des délais de traitement, des contrôles de conformité et des coûts administratifs et, surtout, « sans droits de douane pour les vins et spiritueux ». Le secteur souhaite également que le futur accord inclue la reconnaissance mutuelle et rapide des appellations d’origine des vins et des boissons spiritueuses. Enfin, les associations estiment que le Royaume-Uni et l'UE devront continuer « à coopérer étroitement pour s'attaquer aux obstacles à l'accès au marché qui se dressent dans les pays tiers ».
Les échanges de vins et spiritueux entre l'UE et le Royaume-Uni sont à peu près équilibrés avec 2,3 milliards € de vins et spiritueux britanniques vendus chaque année dans l'UE à 27 (dont 2,1 milliards de spiritueux) et 2,9 milliards € de vins et spiritueux européens exportés vers le Royaume-Uni (dont 2,3 milliards de vins).
Par ailleurs, le 24 janvier, la commission de l’Environnement du Parlement européen doit adopter son rapport sur la révision du règlement concernant la définition, la présentation et l’étiquetage des boissons spiritueuses, dont Pilar Ayuso (PPE, espagnole) est le rapporteur. Ce texte, principalement technique, doit mettre en conformité la législation sur les boissons spiritueuses avec le traité de Lisbonne, notamment en renforçant l’ancrage agricole de cette législation et en harmonisant les différents régimes applicables aux indications géographiques.