L'Autorité bancaire européenne (ABE) a publié, mercredi 20 décembre, une évaluation d'impact des nouvelles normes du cadre prudentiel dit 'Bâle III', dont la finalisation a été actée au début du mois de décembre par les autorités mondiales de régulation financière rassemblées au sein du Comité de Bâle (EUROPE 11921).
Sur la base des données provenant de 148 banques dans 17 États membres de l’UE au 31 décembre 2015, le rapport présente des données agrégées sur les banques européennes en supposant la pleine mise en œuvre du cadre de ‘Bâle III’ et en reflétant les approches standardisées pour le risque de crédit et le risque opérationnel introduites.
Globalement, les résultats montrent que les exigences minimales de fonds propres de base (tier 1) des banques européennes augmenteraient de 12,9% à la date de mise en œuvre complète. Pour se conformer au nouveau cadre, les banques de l'UE auraient besoin de 17,5 milliards d'euros supplémentaires de capital CET1 et le déficit total de capital serait de 39,7 milliards d'euros, estime l’ABE.
Enfin, le rapport relève que 20,5 % des banques de l'échantillon seraient soumises à « contrainte » par la révision de seuils minimaux d’exigences en fonds propres (‘output floor’) fixé à un seuil de 72,5%, calculé de manière agrégée sur l’ensemble des risques.
Pour rappel, ces nouvelles règles doivent encore être transposées dans les ordres juridiques des différentes juridictions membres du Comité de Bâle avant de devenir juridiquement contraignantes.
Le rapport peut être consulté à l’adresse suivante : http://bit.ly/2ky7zix . (Marion Fontana)