Les ministres des Affaires étrangères de l'UE, réunis en Conseil, ont exhorté, lundi 16 octobre, les autorités de Bosnie-Herzégovine à accélérer la mise en œuvre de réformes globales, d'une manière inclusive, regrettant qu’une rhétorique de division et un processus électoral engagé à un stade précoce aient ralenti le rythme des réformes et eu un effet négatif sur le climat politique.
Les institutions doivent redoubler d'efforts notamment en ce qui concerne le fonctionnement et l'indépendance du système judiciaire, la lutte contre la corruption et la criminalité organisée ainsi que la lutte contre le terrorisme et la prévention de la radicalisation, ajoutent les ministres dans les conclusions qu’ils ont adoptées sans débat. Le Conseil attend aussi du pays qu’il améliore son cadre électoral, rappelant que « les réformes électorales devraient être abordées dans un esprit de consensus et de dialogue » avec pour objectif de se rapprocher des normes européennes.
Dans le cadre du processus d’élargissement, le Conseil encourage la Bosnie-Herzégovine à poursuivre les travaux menés pour répondre au questionnaire relatif à l'avis de la Commission en vue d’un statut de candidat, appelant une nouvelle fois tous les niveaux de gouvernance de la Bosnie-Herzégovine à veiller à l'efficacité du mécanisme de coordination, notamment afin d'assurer des réponses harmonisées et consolidées au questionnaire relatif à l'avis de la Commission.
Le Conseil confirme aussi « que l'UE est prête à continuer de jouer, à ce stade, un rôle militaire exécutif dans le cadre de l'opération Althea afin d'aider les autorités de la Bosnie-Herzégovine à maintenir le climat de sécurité, en vertu d'un mandat des Nations unies renouvelé ». Ce renouvèlement pourrait intervenir d'ici la fin de l'année. L’UE demande également aux autorités d'intensifier, avec l'aide de la communauté internationale, les efforts pour s'attaquer à la question de l'élimination des munitions excédentaires ou encore à celle du déminage. (Camille-Cerise Gessant)