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Bulletin Quotidien Europe N° 11838
POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

La Commission prête à débattre de la création de 'hotspots' dans les pays sûrs africains

La Commission européenne s’est dite prête, jeudi 27 juillet, à parler à « tous les États membres pour améliorer la situation en Méditerranée centrale », après avoir pris connaissance des propositions faites le matin même par le président de la République française, Emmanuel Macron, selon lesquelles la France, avec ou sans l’UE, créerait cet été des ‘hotspots’ dans les pays sûrs africains et notamment en Libye, selon l'AFP, à l'image des hotspots en Grèce et en Italie.

Selon le président français, qui a surtout parlé d'un travail de type 'hotspots' dans les pays sûrs africains, il s’agirait d'« éviter aux gens de prendre des risques fous alors qu'ils ne sont pas tous éligibles à l'asile ». « Les gens, on va aller les chercher. Je compte le faire dès cet été », a-t-il ajouté. Par le biais de ce système de hotspots, il s’agirait de permettre d'établir sur place des pré-demandes pour les candidats à l’asile en Europe et d’identifier au plus tôt les gens qui peuvent prétendre ou non à la protection en Europe, afin d'éviter qu'ils ne tentent la traversée vers l'UE.

« Je veux envoyer des missions de l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) qui iront, les unes sur les hotspots italiens, les autres sur le sol africain, dans des pays sûrs où nous pourrons traiter ces demandes d'asile », a-t-il précisé, évoquant aussi la possibilité de créer de tels centres au Niger, selon l'AFP. Il existe déjà de tels centres au Niger, gérés par l’OIM, notamment, et soutenus par l’UE, qui visent à inciter les migrants désireux de se rendre en Libye pour tenter un passage vers l’UE à repartir volontairement dans leur pays d’origine ou à bénéficier d’autres programmes alternatifs.

La Commission a expliqué jeudi que, « pour l’instant, on travaille avec l’OIM et le HCR » dans les camps existants en Libye et qu’elle a déjà un cadre de réinstallation de réfugiés dans l’UE (depuis les camps dans les pays tiers) qui fonctionne bien, a dit Natasha Bertaud, porte-parole du commissaire Dimitris Avramopoulos. La Commission a aussi proposé, le 4 juillet, de nouvelles offres de réinstallation depuis la Libye, la Commission offrant 10 000 euros par personne réinstallée dans l’UE depuis la Libye. (Solenn Paulic)

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