Maroš Šefčovič, vice-président de la Commission européenne chargé de l’Union de l’énergie, Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, et des représentants de la société civile ont plaidé pour une approche globale pour parvenir à des transports plus propres, à l'occasion d'une conférence sur l’avenir du transport routier organisée par l'organisation Friends of Europe, le 3 juillet à Bruxelles.
La problématique de l’impact climatique des poids lourds était au cœur de cette discussion et les différents participants ont partagé leurs points de vue sur les défis à venir pour le secteur. Fatih Birol a d’ailleurs relevé, à l’ouverture de l’événement, que les poids lourds étaient « responsables de 35% des émissions de CO2 » et de « 20% des émissions des oxydes d’azote » sur la route, alors que la flotte mondiale de poids lourds (60 millions) est nettement inférieure à celle des voitures (un milliard).
Le secteur constituant néanmoins un élément clef de l’économie et de la société, les différents participants, à l’image de Maroš Šefčovič, ont évoqué des solutions ou des initiatives afin de faire de ce transport un moyen de déplacement moins polluant.
Le commissaire à l’Union de l'énergie a ainsi présenté les dernières propositions de la Commission européenne, telles que celles du ‘paquet mobilité’, qui suggèrent notamment l’obligation de munir les nouveaux véhicules de tachygraphes intelligents, afin d’améliorer la transparence et la connaissance des performances des véhicules. Il a également indiqué que l’institution proposerait de nouvelles règles sur « les standards d’efficacité énergétique des poids lourds ». Le commissaire a également souligné la nécessité d’innover et d’utiliser des « énergies alternatives », processus dans lequel les différentes parties prenantes devraient être impliquées.
John Cooper, directeur général de FuelsEurope, et Sophie Punte, directrice exécutive du Smart Freight Center (Amsterdam), étaient invités à s’exprimer et ont salué les propos des deux intervenants susmentionnés. Ils ont par ailleurs tenu à ajouter que l’ensemble de la société civile devait être impliqué dans cette transition vers un transport routier propre, qui requiert, d’après eux, l’utilisation de différentes sources d'énergie. (Lucas Tripoteau)