La France a formellement accusé le régime syrien d'être à l'origine de l'attaque chimique perpétrée début avril en zone rebelle à Khan Cheikhoun, mercredi 26 avril, journée marquant le vingtième anniversaire de l'entrée en vigueur de la Convention sur les armes chimiques et la fondation de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).
« Le recours au sarin ne fait aucun doute, la responsabilité du régime ne fait pas de doute compte tenu du procédé de fabrication du sarin utilisé » et du mode opératoire utilisé pour disperser l'arme chimique, a déclaré le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Marc Ayrault, présentant les résultats d'un conseil national de défense. Selon ce document, « le régime détient toujours des agents chimiques de guerre, en violation des engagements à les éliminer qu'il a pris en 2013 ».
Le même jour, Mme Mogherini a estimé que l’attaque de Khan Cheikhoun « rappelait une fois de plus l'importance de l'application intégrale de la Convention sur les armes chimiques et le rôle important de l’OIAC ».
La Syrie a accédé à la Convention en 2013. Celle-ci a été ratifié à ce jour par 192 pays. Israël l'a signée mais ne l’a pas ratifié, tandis que la Corée du Nord, l’Égypte et le Soudan du Sud n’en font pas partie.
Mme Mogherini a aussi souligné que l’UE était « pleinement engagée » à rendre pleinement responsable tout État ou acteur non étatique qui utiliserait des armes chimiques. (Camille-Cerise Gessant avec Mathieu Bion)