Convaincu que l’agriculture et la foresterie peuvent jouer un rôle clé dans la lutte contre le changement climatique, l’eurodéputé européen allemand Norbert Lins (PPE) veut que les futures règles européennes qui encadreront la contribution du secteur 'LULUCF' à la lutte contre le changement climatique offrent suffisamment de flexibilité aux États membres pour tirer parti de leur potentiel de gestion durable de leurs forêts et garantissent une comptabilisation stricte des absorptions/émissions de CO2 de ce secteur.
Il l’a dit à ses collègues de la commission de l’environnement du Parlement européen en leur présentant, lundi 20 mars, les grandes lignes de son projet de rapport sur le projet de règlement ‘LULUCF’. Ce dernier avait été présenté par la Commission européenne en juillet dernier dans le cadre de son paquet législatif d’été sur la contribution aux objectifs climatiques de l’UE pour l'horizon 2030 des secteurs qui ne sont pas couverts par le système d’échange de quotas d’émissions (les secteurs dits 'hors ETS') (EUROPE 11700, 11598).
Parce qu'il couvre l'utilisation des sols, les arbres, la biomasse et le bois, « le règlement LULUCF peut apporter une contribution majeure à l’atténuation du changement climatique, à la fois par la séquestration et le stockage du CO2 et en tant que solution de rechange aux combustibles fossiles et à des matériaux à forte intensité de carbone », a déclaré le rapporteur. Il a souligné aussi que l'agriculture et la forêt sont fortement exposées à l'impact des dérèglements climatiques.
Défendant le point de vue selon lequel la gestion durable des forêts doit ouvrir le droit à des crédits, son rapport prône le relèvement du plafond de ces crédits.
Il souhaite aussi que « l’établissement du niveau de référence des forêts fasse l’objet d’un examen entre les pairs », c’est-à-dire entre les États membres et que la Commission n’intervienne qu’en dernier ressort. Le rapporteur préconise en outre que l'on choisisse 2000-2012 comme période de référence.
La commission de l'environnement se prononcera sur ce projet de rapport le 22 juin prochain. (Aminata Niang)