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Bulletin Quotidien Europe N° 11751
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POLITIQUES SECTORIELLES / Tourisme

Le secteur touristique vent debout contre l’application de la réciprocité en matière de visa

Les différents intervenants représentant le secteur touristique se sont unanimement exprimés contre l’application du principe de réciprocité en matière de visas face aux États-Unis, lors d’un débat à la commission ‘transports et tourisme’ du Parlement européen, mercredi 22 mars.

Les représentants du 'World Travel & Tourism Council', de la Commission européenne du tourisme (‘European Travel Commission’ - ETC) et de l’Association européenne du tourisme (‘European Tourism Association’ – ETOA) se sont en effet tous exprimés contre l’application du principe de réciprocité quand un pays tiers décide de soumettre à l'obligation de visa les ressortissants d'un ou plusieurs États membres comme le stipule le règlement sur l’obligation et l'exemption de visa pour les pays tiers (règlement 539/2001).

Pour eux, il est préférable d’être pragmatiques avant d’être procéduriers. Ils demandent de ne pas imposer l’obligation de visa pour les ressortissants américains, en raison du nombre croissant de touristes américains qui viennent visiter chaque année l’Union et qui se comptent par millions. Une suspension de l’exemption provoquerait un manque à gagner substantiel pour le secteur touristique et une vague de licenciements en Europe, ont-ils mis en garde.

Une position qui rejoindrait celle de la Commission européenne (EUROPE 11738), qui mise également sur la prudence économique, mais qui irait, en l'occurrence, à l'encontre du Parlement européen. Cette dernière institution appelait, en effet, il y a peu encore dans une résolution, la Commission européenne à agir au plus vite (EUROPE 11737).

Les États-Unis continuent en effet de maintenir une obligation de visa pour les Bulgares, les Croates, les Chypriotes, les Polonais et les Roumains pour entrer sur le territoire américain.

Une situation similaire pesait sur les relations entre l’Union et le Canada. Toutefois, à l’occasion de la conclusion de la ratification par le PE de l’accord économique et commercial global (CETA), le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, s’est engagé à lever l’obligation de visa pour les Roumains et Bulgares.

Blocage du code ‘visa’, coût du programme ETIAS. Par ailleurs les intervenants se sont agacés du blocage au Conseil de la révision du code ‘visas’, dû notamment à l’introduction par le Parlement européen du visa humanitaire. Ils se sont aussi inquiétés du coût engendré par le système européen d'information concernant les voyages (ETIAS). (Pascal Hansens)

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