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Bulletin Quotidien Europe N° 11751
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ACTION EXTÉRIEURE / Commerce

Mme Malmström plaide pour le libre-échange progressiste et contre le repli sur soi américain

En visite au Canada mercredi 22 mars, la commissaire au Commerce, Cecilia Malmström, a critiqué sans ambages le protectionnisme prôné par l'administration des États-Unis de Donald Trump, plaidant pour une politique commerciale progressiste et défendant le système multilatéral régi par l'OMC.

« Une politique commerciale véritablement progressiste doit reconnaître et soutenir les laissés pour compte » des « changements importants » sur le marché du travail, où la stagnation des salaires et le chômage résultent « principalement » de la technologie, mais aussi du commerce, a estimé Mme Malmström. « Nous devons aider ceux qui n'ont pas su s'adapter en leur fournissant l'infrastructure, la formation et les compétences. C'est un domaine où l'UE doit faire plus », a-t-elle ajouté.

« Une politique commerciale progressiste signifie défendre un commerce équitable et fondé sur des règles. Le cadre multilatéral de l'OMC protège depuis longtemps les échanges mondiaux. Pourtant, une rhétorique récente semble remettre cela en question. L'administration américaine semble privilégier le bilatéralisme par rapport au multilatéralisme. Certaines de ses propositions, telles que la taxe d'ajustement à la frontière, pourraient être en contradiction avec les règles de l'OMC. Les pays doivent pouvoir se protéger des distorsions et pratiques commerciales déloyales. Mais cela doit être fait dans le cadre de l'OMC », a-t-elle poursuivi.

« Les règles mondiales signifient que tout le monde joue de façon équitable, d'une manière cohérente, prévisible et transparente. C'est pourquoi nous souhaitons que la réunion ministérielle de l'OMC à Buenos Aires soit un succès et montre que l'OMC est toujours importante. C'est pourquoi le Canada et l'UE collaborent pour porter les tribunaux pour l'investissement au niveau multilatéral. La réponse est positive - de nombreux pays souhaitent collaborer avec nous », a ajouté Mme Malmström.

« S'écarter du libre-échange ou des structures multilatérales qui le sous-tendent a un coût : la détérioration des échanges entraînerait des pertes d'emplois et l'augmentation des prix des produits de consommation toucherait en particulier les plus démunis. Le protectionnisme croissant pourrait menacer les sociétés ouvertes et les économies ouvertes qui ont amené la liberté et prospérité pour les peuples d'Europe, du Canada et du monde. À une époque où certains veulent reconstruire des murs, réimposer les barrières, restreindre la liberté des gens de se déplacer, nous (l'UE et le Canada, NDLR) sommes ouverts au commerce progressiste avec le monde », a-t-elle conclu. (Emmanuel Hagry)

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