Accueillant favorablement le plan d’action global sur le programme nucléaire iranien, les députés européens ont salué, mardi 25 octobre, l’ouverture des relations avec l’Iran, encourageant l’établissement d’une relation renouvelée entre l’UE et ses États membres et l’Iran par le biais d’une collaboration étroite entre les deux parties sur les questions bilatérales et multilatérales.
En adoptant le rapport de Richard Howitt (S&D, britannique) intitulé ‘Stratégie de l’UE à l’égard de l’Iran après l’accord sur le nucléaire’ (456 pour, 174 contre et 67 abstentions), les députés se sont dits favorables à l’ouverture des relations UE-Iran « dans l’intérêt des deux parties, fondées sur une évaluation réaliste des intérêts communs et des différences, afin d’encourager un élargissement progressif de la coopération dans un climat de confiance ».
Les députés soulignent la nécessité de veiller au respect des lignes directrices de l’UE en matière de droits de l’homme et considèrent que la réduction de l’application de la peine de mort est un objectif majeur du dialogue politique. Ils invitent aussi le Service européen pour l’action extérieure et la Commission à collaborer avec les autorités iraniennes dans des domaines tels que la réforme judiciaire et du système carcéral, la responsabilité du gouvernement, le respect de l’État de droit, la liberté d’expression, les libertés fondamentales et les droits de l’homme universels des citoyens et la lutte contre la corruption. Les députés n’ont cependant pas adopté l’amendement préconisant que le développement des relations économiques aille de pair avec les progrès dans le domaine des droits de l'homme.
Sur le plan économique, le Parlement incite l’UE à appuyer la réalisation d’un traité bilatéral d’investissement entre elle-même et l’Iran. Il invite aussi l’Union et ses États membres à envisager l’utilisation de garanties de crédits à l’exportation pour stimuler les échanges commerciaux, le financement de projets et les investissements en Iran.
Les députés souhaitent également une plus grande coopération notamment dans la protection de l’environnement et le développement durable, la sécurité aérienne, l’éducation, la recherche et l’innovation, les questions migratoires ou encore l’énergie. Ils appellent également à une amélioration des échanges interpersonnels.
Enfin, les députés estiment que l’accord sur le nucléaire « ouvre la voie à une coopération pour résoudre la crise sécuritaire de la région », ajoutant que Téhéran peut et doit jouer un « rôle de stabilisateur dans la région ». (Camille-Cerise Gessant)