Les autorités françaises ont entrepris, lundi 24 octobre au matin, le démantèlement de la ‘jungle’ de Calais où se trouvent plus de 6000 personnes dont un millier au moins sont des mineurs non accompagnés. Cette opération devrait durer une semaine.
Des cars ont été mis à disposition pour transporter les migrants volontaires vers d’autres centres et d’autres régions. D'ici mercredi, 145 autocars doivent transporter ces personnes vers 280 centres d'accueil et d'orientation (CAO) dans lesquels 7 500 places ont été réservées. Le gouvernement britannique a accepté, pour sa part, d’accueillir 200 mineurs ayant des liens en Grande-Bretagne.
Une fois l’évacuation entamée, des pelleteuses viendront déblayer le terrain et les tentes et baraquements qui s’y trouvent. L’objectif du gouvernement français est d’évacuer de la 'jungle' 2 400 personnes sur les 6 500 qu’il a comptabilisées dans le camp. Les personnes orientées vers ces centres auront la possibilité de déposer une demande d’asile en France ou de demander le retour dans leur pays d’origine.
De son côté, la Belgique se prépare depuis quelques jours à cette opération. Son ministre de l’Intérieur, Jan Jambon, a assuré que son pays fera « tout » pour qu'aucun camp similaire ne s'installe sur son territoire et a annoncé des mesures de renfort des effectifs à la frontière. Lundi, pas moins de 120 policiers devaient être mobilisés dans la zone transfrontalière et 50 d’entre eux étaient déjà présents depuis samedi. La Belgique a le droit, en vertu du Code frontières Schengen, d’opérer des contrôles aléatoires non systématiques dans ses zones frontalières, mais doit notifier ses mesures à la Commission en cas de contrôles systématiques. (Solenn Paulic)