Dix eurodéputés de différents horizons politiques ont déposé, lundi 24 octobre, une déclaration écrite réclamant davantage de produits biologiques dans les établissements de restauration collective, comme les cantines.
Eric Andrieu (S&D, français), Maria Lidia Senra Rodríguez (GUE/NGL, espagnole), Ivan Jakovčić (ADLE, croate), Fabio Massimo Castaldo (ELDD, italien), Edouard Martin (S&D, français), Marco Zullo (ELDD, italien), Martin Häusling (Verts/ALE, allemand), Viorica Dăncilă (S&D, roumaine), Zbigniew Kuźmiuk (CRE, polonais) et Daniel Buda (PPE, roumain) demandent ainsi aux États membres « d'atteindre, à l’horizon 2020, l’objectif de 30 % de produits biologiques, issus d’achats locaux, régionaux et de circuits d’approvisionnement courts, dans les commandes de restauration collective administrative ». Pour ces eurodéputés, les institutions européennes sont appelées à montrer l’exemple, en assurant que leurs offres de restauration collective comportent une part significative d’aliments d’origine biologique et issus de circuits courts.
La Commission européenne est invitée à modifier le règlement 1306/2013 en ce qui concerne le régime d’aide à la distribution de fruits et légumes, de bananes et de lait dans les établissements scolaires, afin de « rendre obligatoire l’origine biologique de l’ensemble de ces produits et de promouvoir des achats locaux ou régionaux et les circuits d’approvisionnement courts ». Ils invitent enfin la Commission, à travers la politique agricole commune (PAC), à accroître les moyens en faveur de la conversion et du maintien des agriculteurs dans l’agriculture biologique, ainsi qu’à œuvrer dans ce sens avec les États membres dans la mise en œuvre de la PAC.
Lorsque, à l'expiration d'une période de trois mois à compter de son inscription au registre, une déclaration recueille les signatures de la majorité des membres qui composent le Parlement, elle est publiée au procès-verbal et transmise aux institutions de l'Union européenne mentionnées dans le texte, avec le nom des signataires. Les déclarations écrites ne sont toutefois pas contraignantes pour le Parlement, autrement dit, elles ne peuvent être considérées comme un acte du Parlement représentant sa position, mais seulement comme un acte représentant la position de ses auteurs et signataires. (Lionel Changeur)