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Bulletin Quotidien Europe N° 11653
ACTION EXTÉRIEURE / Syrie

M. Verhofstadt dénonce la faiblesse des Européens face à la Russie

Le président du groupe ADLE au Parlement européen, Guy Verhofstadt, a critiqué, vendredi 21 octobre, le manque de consensus politique des dirigeants européens à propos des relations avec la Russie. Les Européens, s’ils ont affirmé que toutes les options restaient sur la table, n’ont, faute de consensus, pas précisé explicitement qu’ils pourraient prendre des sanctions supplémentaires (EUROPE 16651).

« La réponse des dirigeants européens à la brutalité russe consiste à garder les bras croisés espérant qu'un jour les troupes de Vladimir Poutine arrêtent de massacrer des civils à Alep », a-t-il dénoncé dans un communiqué.

Soulignant qu’il attendait du sommet un mécanisme garantissant la pleine application des résolutions et des accords du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Syrie, il a regretté que les dirigeants aient fait fi « des mesures d’exécution indispensable demandées par  le Parlement européen ». Dans une lettre commune adressée au président du Conseil européen le 19 octobre, M. Verhofstadt, le président du groupe PPE au Parlement, M. Weber, et la coprésidente des Verts/ALE au PE, Rebecca Harms, avaient demandé que soit initiée une décision pour déclencher des mesures supplémentaires envers la Russie si celle-ci continuait à violer les résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies et à bombarder des civils. Cependant, dans une résolution sur la Syrie adoptée en session plénière le 6 septembre, les députés n’abordaient pas la question des sanctions (EUROPE 11640).

Dans une interview au journal Donaukurier le 21 octobre, M. Weber a, quant à lui, regretté que « les méthodes (de la Russie, NDLR) qui consistent à exercer des pressions économiques sur certains États » fonctionnent. « Une réponse claire et unie de l’Europe est nécessaire », a-t-il expliqué, précisant que, si les sanctions ne devaient pas être décidées maintenant, elles ne pouvaient pas non plus être abandonnées. « Nous ne pouvons pas nous priver d’instruments », a-t-il expliqué.

Les résultats du Conseil européen, dont les relations avec la Russie et la situation en Syrie, seront discutés mercredi 26 octobre en session plénière. (Camille-Cerise Gessant)

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