login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11653
Sommaire Publication complète Par article 15 / 30
POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

La Pologne mène la fronde contre le projet de gazoduc Nord Stream-2

Soutenue par les pays d'Europe centrale et orientale, la Pologne continue de mener la fronde contre le projet germano-russe de gazoduc Nord Stream-2 qui vise à doubler les capacités du gazoduc reliant l'Allemagne et la Russie sous la mer Baltique, comme l'a confirmé le Premier ministre polonais, Mme Beata Szydło, à l'issue du Conseil européen des 20 et 21 octobre.

« Nous voulons que la Commission se prononce sur Nord Stream-2. Nous en avons discuté jeudi au Conseil européen. Nous sentons un changement chez les dirigeants européens. Nous attendons que la Commission fasse respecter le droit de l’UE. Nous avons été soutenus par les pays de Visegrad, les pays baltes et les pays des Balkans jeudi. Notre groupe de pays est de plus en plus grand et j'espère que cela va pousser la Commission à se saisir de la question », a insisté Mme Szydło.

Une semaine auparavant, lors d'un sommet, le 15 octobre à Rzeszów (Pologne), consacré à la question de la sécurité gazière en Europe centrale et orientale et auquel avait participé le vice-président de la Commission européenne en charge de l'Union de l'énergie, Maroš Šefčovič, les présidents des pays du groupe de Visegrád (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie) avaient réaffirmé leur opposition au projet Nord Stream-2, soulignant que ce projet politique et sans justification économique nuirait à la capacité de l'Europe de créer un système énergétique efficace, avait résumé le président polonais Andrzej Duda, dans des propos rapportés par l'agence Associated Press.

« La position de la Commission est très claire. Nous avons dit que Nord Stream-2 ne peut pas être construit dans un cadre légal flou. Les principes du droit de l'UE doivent être respectés », nous a confié une source à la Commission, lundi 24 octobre, rappelant que M. Šefčovič avait clairement défini cette position lors d'un discours au Parlement européen, le 6 avril.

M. Šefčovič avait ainsi répondu à une lettre des dirigeants de neuf États membres d'Europe centrale et orientale - République tchèque, Croatie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie et Slovaquie - remise à la Commission lors du Conseil européen de printemps, à la mi-mars, lui demandant qu'elle s'assure « rigoureusement » de la conformité du projet Nord-Stream-2 au droit de l'UE et de son intérêt en matière de sécurité énergétique (EUROPE 11515).

« La balle est dans le camp des autorités allemandes. C'est d'abord aux autorités allemandes d'examiner si ce projet est conforme aux règles du 3ème paquet. C'est ensuite à la Commission d'examiner (le dossier), si elles demandent une exception à ces règles », nous a expliqué cette source. (Emmanuel Hagry)

Sommaire

ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
BRÈVES
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE