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Bulletin Quotidien Europe N° 11592
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) pÊche

La Présidence slovaque met l'accent sur les quotas, la flotte externe et les plans de gestion

Bruxelles, 12/07/2016 (Agence Europe) - La Présidence slovaque du Conseil aura pas mal de poissons sur la planche, au cours du second semestre de 2016, avec les négociations délicates à mener sur les totaux admissibles de captures (TAC) et quotas pour 2017, les mesures techniques, la gestion des flottes externes ou encore les plans de gestion des stocks de plusieurs espèces.

Gabriela Matecna, la ministre slovaque de l'Agriculture, a déclaré mardi 12 juillet, devant la commission de la pêche du Parlement européen, que le premier objectif de la Politique commune de la pêche était d'atteindre des stocks halieutiques durables et de soutenir un secteur de la pêche. Il faut tenir compte des impératifs environnementaux et économiques et respecter les règles de la Politique commune de la pêche (PCP), a-t-elle souligné. Mme Matecna s'est dite satisfaite des dernières évolutions, notamment en matière de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), aussi bien dans l'UE que dans les eaux de pays tiers. Elle a évoqué la bonne gestion des activités de pêche grâce aux plans de gestion pluriannuels. Celui de la Baltique est le premier à être adopté selon les nouvelles règles de la PCP.

La ministre a rappelé le principe du rendement maximal durable (RMD), à respecter pour tous les stocks au plus tard en 2020. « Un grand nombre de stocks sont pêchés sans respecter les objectifs du RMD », a-t-elle regretté. Les dossiers abordés sous Présidence slovaque sont les suivants:

TAC et quotas. Le Conseil devra fixer en novembre les TAC (totaux admissibles de captures) et quotas 2017-2018 pour les espèces dites d'eau profonde et en décembre les TAC et quotas 2017 dans les eaux de la Slovaquie. Ce pays n'a pas de quotas de pêche (elle n'a pas d'accès à la mer), mais elle a un secteur de l'aquaculture (carpes et truites) et des pêcheurs dans les eaux intérieures.

Collecte des données. La gestion de la pêche dans l'UE se fonde sur des données recueillies, gérées et fournies par les États membres au titre du 'cadre collecte des données'. La Présidence slovaque espère amener les institutions à un compromis d'ici la fin de l'année 2016 sur ce dossier.

Flotte externe. Gabriela Matecna souhaite lancer les trilogues avec le PE sur le dossier des flottes externes. Les ministres de la Pêche des pays de l'UE sont parvenus, le 28 juin à Luxembourg, à une approche générale sur la proposition qui traite de la gestion des flottes de pêche externes (EUROPE 11574).

Mesures techniques. La ministre va œuvrer pour tenter d'obtenir un rapprochement des points de vue entre les États membres et entre le Conseil et le Parlement européen (EUROPE 11529). Le rapporteur sur ce dossier, Gabriel Mato (PPE, espagnol), a précisé qu'il n'y aurait pas d'accord sur les mesures techniques sous Présidence slovaque. Gabriela Matecna espère amener le Conseil à une position commune sur ce dossier à l'automne prochain.

Plan de gestion des stocks en mer du Nord. La Commission devrait présenter durant l'été un nouveau plan pluriannuel de gestion des stocks de plusieurs espèces en mer du Nord. Dès que la proposition sera disponible, les travaux au Conseil pourront commencer. Le plan devrait permettre de contribuer à atteindre le RMD, a souligné la Présidence slovaque.

Ulrike Rodust (S&D, allemande) a évoqué le problème de la pêche illégale en Thaïlande. « Il n'est pas possible de continuer à tolérer l'esclavage et le travail des enfants », a-t-elle commenté (EUROPE 11541). Elle a demandé aussi de s'atteler aux conséquences, sur la pêche, de la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

Peter van Dalen (CRE, néerlandais) a évoqué les problèmes dans la mise en œuvre de la règle de l'obligation de débarquement (en raison de la fin des rejets en mer de poissons). Il a aussi souligné que le 'Brexit' avait des conséquences sur les débats à venir sur le plan de gestion de certains stocks en mer du Nord.

António Marinho e Pinto (ADLE, portugais) a insisté sur le besoin, dans le contexte du 'Brexit', de respecter les droits des pêcheurs britanniques et des autres pays de l'UE. Gabriela Matecna a estimé qu'il était encore trop tôt pour débattre des conséquences du 'Brexit' sur les activités de pêche. Il faudrait attendre, pour cela, la notification par le Royaume-Uni de la demande de retrait de l'UE. (Lionel Changeur)

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