Bruxelles, 08/06/2016 (Agence Europe) - La Belgique et la Slovénie seraient les deux seules délégations à ne pas être d'accord sur les principaux éléments d'une taxe sur les transactions financières, ont révélé deux sources informées sur les discussions, mercredi 8 juin.
Selon ces sources, les huit autres pays seraient d'accord sur ces éléments, mais la Belgique bloquerait en raison de ses craintes pour l'économie réelle et les fonds de pension. La Slovénie craint toujours de ne pas lever suffisamment de revenus par rapport au coût de mise en oeuvre de la taxe.
Au sein du groupe, la pression serait à son comble en particulier sur la Belgique, les autres pays estimant avoir fait suffisamment de concessions, contrairement à Bruxelles, selon eux. D'autres sources démentent toutefois qu'il y ait convergence sur les éléments essentiels de la taxe. La Commission se tient prête à changer les paramètres de la proposition en cas d'échec des discussions, les ministres s'étant fixés le mois de juin comme date butoir. Aucun scénario alternatif n'est actuellement à l'étude. Le moment serait plutôt à la réflexion, mais il semble que toute alternative devrait rester dans le cadre de la coopération renforcée actuelle, afin de la tenir en vie.
Si une annonce devait se faire lors du Conseil Écofin du 17 juin -aucune source ne s'avance sur ce pronostic- elle serait minimaliste, notamment en raison du référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE et les élections espagnoles. Quoi qu'il en soit, il est fort probable que l'Autriche et le Portugal décident de ne plus présider les discussions, respectivement ministérielles et techniques.
Lors de la réunion des représentants permanents, mercredi 8 juin, il n'y a eu aucune intervention d'États membres, le point étant à l'ordre du jour. (Élodie Lamer)