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Bulletin Quotidien Europe N° 11557
INSTITUTIONNEL / (ae) jai

L'intégration des migrants au coeur du débat annuel sur l'État de droit

Bruxelles, 24/05/2016 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires européennes ont tenu, mardi 24 mai, le second dialogue annuel sur le respect de l'État de droit dans l'Union européenne.

Cet exercice avait été initié en 2013 par les Pays-Bas, l'Allemagne, le Danemark et la Suède dans la foulée des controverses avec la Hongrie notamment, mais qui n'a donné lieu, mardi, à aucune discussion sur la situation en Pologne (voir autre nouvelle). La session était en effet essentiellement consacrée aux défis posés en matière d'intégration par les nombreux réfugiés arrivés dans l'UE en 2015.

Les ministres ont insisté sur les obligations incombant aux pays d'accueil et aux réfugiés. Les premiers doivent s'assurer que les demandeurs d'asile et réfugiés puissent avoir accès à des services clefs comme l'éducation, la santé ou l'accès au marché du travail afin de favoriser leur intégration quand les réfugiés doivent eux respecter les valeurs des pays dans lesquels ils se trouvent, a rapporté une source européenne.

Bert Koenders, ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, a insisté sur le fait que les droits et valeurs devaient être respectés par tous, une atteinte aux droits fondamentaux dans un pays ayant des répercussions sur les autres États membres.

La Belgique et l'Italie auraient demandé à ce qu'une évaluation régulière des droits fondamentaux et de l'État de droit soit réalisée un peu à la manière de la procédure pour déficit public excessif. D'autres pays, comme la République tchèque, ont évoqué les difficultés qu'elles rencontrent avec l'intégration des migrants, soulignant parfois le manque de volonté des demandeurs d'asile et réfugiés et aussi le problème de différence de niveaux d'allocations entre les États membres. La Hongrie, qui a partagé son expérience avec les mineurs non accompagnés, a pointé les difficultés liées aux langues. Elle a aussi souligné les difficultés des États qui octroient moins d'allocations que d'autres, une donne qui complique l'intégration.

La Commission présentera, dans les prochaines semaines, un plan d'action qui s'inspirera de ces discussions. (Solenn Paulic)

 

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