login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 11551
Sommaire Publication complète Par article 21 / 34
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) royaume-uni

Les coûts d'une sortie de l'UE seront élevés, prévient le FMI

Bruxelles, 13/05/2016 (Agence Europe) - Le risque le plus important pesant sur l'économie britannique est dû à l'incertitude qui entoure l'issue du référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, a souligné le FMI vendredi 13 mai.

« Un vote en faveur d'une sortie (de l'UE) provoquerait une période prolongée d'incertitude élevée, qui conduirait à plus de volatilité sur les marchés financiers et toucherait la création de richesse », prévient l'organisation internationale dans un rapport préliminaire réalisé à l'issue d'une mission de suivi sur le territoire britannique. Selon elle, la renégociation des relations entre, d'une part, le Royaume-Uni et, d'autre part l'UE, ainsi qu'avec les 60 pays tiers avec lesquelles l'UE a noué des accords commerciaux, comporte des « risques politiques considérables » et pourrait durer « des années », une situation qui, « dans l'intervalle, pèsera lourdement sur l'environnement économique et les investissements et déprimera la croissance ». Alors que, d'après différentes estimations, l'affaiblissement de la croissance qui résulterait d'une sortie du Royaume-Uni de l'UE ('Brexit') oscillera entre 1,5% et 9,5% du PIB, tout ralentissement économique supérieur à 1% du PIB résulterait en des pertes budgétaires nettes pour le Royaume-Uni malgré la suppression de la contribution britannique au budget communautaire s'élevant à 0,33% du PIB.

Sur le plan financier, le FMI est d'avis que « le statut de Londres en tant que place financière globale pourrait être écorné ». Il pointe également le risque que les marchés anticipent l'impact économique négatif d'un 'Brexit', avec pour conséquence « des décotes importantes des valeurs immobilières et obligataires, des coûts d'emprunt accrus pour les ménages et les entreprises, et même un tarissement soudain du flux d'investissement dans des secteurs clés tels que l'immobilier commercial ».

La veille, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, avait également estimé qu'une sortie du Royaume-Uni de l'UE exposerait le pays à une croissance nettement ralentie et à une augmentation notable de l'inflation. Selon lui, la livre sterling, qui a perdu 9% de sa valeur depuis novembre 2015, pourrait continuer de chuter. (Mathieu Bion)

Sommaire

ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
BRÈVES
CALENDRIER