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Bulletin Quotidien Europe N° 11533
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) santÉ

Résistance antimicrobienne, l'avenir du plan d'action en question

Bruxelles, 15/04/2016 (Agence Europe) - L'accès aux médicaments innovants, l'amélioration des denrées alimentaires et la lutte contre la résistance antimicrobienne seront au coeur de la réunion informelle des ministres de la Santé, lundi 18 avril. Cet événement sera l'occasion, pour la Présidence néerlandaise, de présenter aux Vingt-huit les résultats de conférences sur ces thèmes, organisées entre février et mars à Amsterdam.

Le gros sujet de la réunion sera la résistance antimicrobienne, dans la mesure où le plan d'action européen (COM(2011)748) arrive à expiration à la fin de l'année 2016. Pour rappel, la résistance antimicrobienne (RAM) désigne la capacité d'un micro-organisme à résister à un traitement antimicrobien auquel il était sensible auparavant. Ce phénomène cause chaque année environ 25 000 décès dans l'UE. Les ministres de la Santé devraient axer leurs travaux sur les conclusions d'une conférence organisée le 10 février à Amsterdam et qui appelait à un nouveau plan d'action sur le concept « une seule santé », soit une action coordonnée dans les domaines de la santé, de l'environnement, de l'agriculture et de l'élevage. Les conclusions soulignaient également le besoin de se doter d'une nouvelle politique européenne en matière de recherche et de développement (R&D) et d'orienter les investissements en faveur de la recherche vers de nouveaux antibiotiques, des alternatives (comme les vaccins) et des diagnostics, de même qu'un usage prudent des antibiotiques existants et nouveaux. Les conclusions appelaient en outre à séparer les coûts d'investissements des ventes d'antibiotiques.

Autre sujet à l'ordre du jour: l'amélioration des denrées alimentaires. « Si nous n'agissons pas maintenant, dans quelques années, l'Europe comptera 11 millions supplémentaires de patients atteints du diabète. C'est plus que la population du Portugal ou de la Belgique », avait déclaré, lors d'une conférence sur ce thème, le 22 février, la ministre néerlandaise de la Santé, du Bien-être et des Sports, Edith Schippers. Lors de cet événement, les représentants de 22 États membres (ainsi que de la Norvège et de la Suisse), de la Commission, de l'industrie alimentaire, du secteur de la vente et des ONG s'étaient engagés en faveur de denrées alimentaires plus saines, via une réduction progressive du sel, du sucre et des acides gras trans contenus dans ces aliments. « Cela signifie un partenariat public-privé entre les experts des États membres et des représentants de l'industrie alimentaire, des associations de patients et des organisations de consommateurs », indiquent les conclusions. Cette réunion sera en outre l'occasion pour les ministres de demander des comptes à la Commission européenne sur le suivi qu'elle compte apporter à son rapport sur les acides gras trans, qui recommandait l'établissement de valeurs limites (EUROPE 11445).

Enfin, le troisième et dernier sujet porte sur l'accès aux médicaments innovants. Les résultats d'une conférence - rassemblant des experts et des décideurs politiques de l'ensemble de la chaîne d'autorisation, d'évaluation, de fixation des prix et des remboursements - viendront alimenter les discussions. (Sophie Petitjean)

 

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