Bruxelles, 15/04/2016 (Agence Europe) - La Présidence néerlandaise du Conseil de l'UE sondera les grands argentiers sur les options qu'ils préconisent en matière de traitement réglementaire de l'exposition bancaire aux dettes souveraines, vendredi 22 avril à Amsterdam, dans le cadre des travaux sur l'union bancaire en zone euro prévoyant une réduction et un partage des risques financiers (EUROPE 11507).
Figurent parmi ces options la possibilité de ne rien modifier aux règles actuelles qui considèrent sans risque l'exposition bancaire aux dettes souveraines, selon un document néerlandais basé sur les travaux d'experts du Conseil et dont EUROPE a eu copie. Une autre option serait de fournir des orientations en matière de supervision et d'introduire des exigences accrues en matière de publication.
D'autres options, plus intrusives, consisteraient à considérer que l'exposition à la dette souveraine n'est pas sans risque, à travers l'introduction d'un risque faible et pondéré qui entraînerait des exigences accrues en fonds propres. Pourrait aussi être instaurée une limite maximale d'exposition à une dette souveraine, une idée que privilégie le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem (EUROPE 11471). La Présidence néerlandaise envisage aussi une option 'hybride' qui combine ces deux options plus intrusives.
Devant tenir compte de la réflexion en cours au niveau international, toute initiative dans ce domaine devra prévoir des dispositions transitoires afin d'accompagner les banques qui devront élever leur niveau de capital et d'assurer une évolution en douceur du marché de la dette souveraine en évitant les mouvements excessifs de cession de titres souverains sur les marchés. (Mathieu Bion)