Bruxelles, 15/04/2016 (Agence Europe) - La Haute Représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a fait part, jeudi 14 avril dans la soirée, de sa préoccupation concernant les violations récentes du cessez-le-feu en Syrie, des rapports faisant état de « nouvelles offensives du régime syrien près d'Alep et à l'est de Damas ».
Dans son communiqué, Mme Mogherini a aussi estimé qu'il restait « beaucoup à faire » concernant l'accès humanitaire. « Le personnel humanitaire doit être autorisé à faire une évaluation appropriée et à fournir des secours et des soins médicaux », a-t-elle dit. « L'ONU n'a toujours pas reçu l'autorisation de visiter les zones restantes assiégées, y compris Darayya et Douma, qui sont devenus de tristes symboles de souffrance syrienne », a-t-elle regretté. Elle a dénoncé le fait que les fournitures médicales étaient « désespérément nécessaires et constamment bloquées ». Selon Mme Mogherini, le régime syrien et ses alliés sont responsables de quinze des dix-huit zones assiégées.
Par ailleurs, elle a estimé que la reprise des négociations intra-syriennes à Genève le 13 avril était « une étape encourageante ». Elle a dit espérer que les parties syriennes et ceux qui les soutiennent allaient s'engager dans le processus, surtout pour ce qui est de la consolidation et de l'expansion de la cessation des hostilités, ainsi que de l'accès humanitaire et la transition politique, « avec une réelle volonté de parvenir à une solution », ce qui reste « le plus crucial ». (Camille-Cerise Gessant)