Bruxelles, 06/04/2016 (Agence Europe) - La chancelière allemande, Angela Merkel, a réitéré la position de son pays selon laquelle le FMI devrait participer au 3ème plan de sauvetage grec, mardi 5 avril.
« La position allemande est que le FMI fasse partie de l'accord », a déclaré la dirigeante allemande à l'issue d'une rencontre à Berlin avec les dirigeants d'organisations internationales comme le FMI.
Cette déclaration est intervenue au lendemain de la reprise des négociations entre Athènes et ses créanciers institutionnels dans le cadre de la première mission de suivi du 3ème plan de sauvetage grec, reprise marquée par des fuites de conversations internes au FMI ayant suscité l'émoi de part et d'autre de la table des négociations (EUROPE 11524).
Au centre des discussions figure la question d'un nouvel allègement de la dette grecque, promue ardemment par le gouvernement grec. Un tel allègement aurait un impact sur les efforts budgétaires qu'Athènes devrait accomplir, en les réduisant. L'Eurogroupe a certes consenti à rouvrir la question de la dette grecque dans le cadre de la 1ère mission de suivi. Mais les pays de la zone euro continuent de refuser de franchir la ligne rouge que représente une décote sur le principal des titres de dette qu'ils détiennent notamment via le Mécanisme européen de stabilité (MES). « Ne pas procéder à une quelconque décote sur la dette n'est pas une demande du gouvernement fédéral. D'après nous, ce n'est pas juridiquement possible », a souligné Mme Merkel, en faisant allusion au traité européen qui interdit tout financement indirect d'un État.
Le gouvernement grec souhaiterait que les négociations aboutissent vendredi 22 avril, date à laquelle l'Eurogroupe se réunira à Amsterdam. (Mathieu Bion)