Bruxelles, 06/04/2016 (Agence Europe) - La Commission européenne et la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, ont rendu public, mercredi 6 avril, leur cadre commun pour contrer les menaces hybrides et renforcer la résilience de l'UE.
Il est difficile de fournir une définition exhaustive de ce que sont les menaces dites hybrides. Mais ce qui en constitue le point central est le fait de brouiller la frontière entre sécurités intérieure et extérieure avec des attaques en dessous du seuil d'une guerre déclarée, les meilleurs exemples étant les actions de la Fédération de Russie en Ukraine de l'Est ou celles du groupe terroriste Daech.
C'est donc avec l'objectif d'avoir « une approche globale » pour mieux combiner les outils européens et nationaux que Mme Mogherini et la commissaire au Marché intérieur, l'Industrie, l'Entrepreneuriat et les PME, Elzbieta Bienkowska, ont pioché dans les politiques existantes pour proposer 22 actions opérationnelles. Il s'agit surtout d'améliorer la coopération au sein de l'UE, la lutte contre les menaces hybrides relevant essentiellement de la compétence nationale.
Ces actions, qui sont détaillées dans notre bulletin Europe, Diplomatie & Défense (EDD 879), peuvent être regroupées en quatre domaines: - améliorer la connaissance de la situation et la communication stratégique commune ; - renforcer la résilience, surtout des infrastructures critiques dans les secteurs de l'énergie, des transports et de l'espace ; - définir les procédures pour prévenir les crises impliquant des attaques hybrides, y faire face et s'en remettre ; - intensifier la coopération entre l'UE, l'OTAN et d'autres organisations internationales. (Jan Kordys)