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Bulletin Quotidien Europe N° 11512
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) cuba

Federica Mogherini demande la levée de l'embargo américain

Bruxelles, 15/03/2016 (Agence Europe) - Au lendemain de la conclusion, le 11 mars à La Havane, d'un accord d'association et de coopération UE/Cuba, la Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, a plaidé, mardi 15 mars, pour la levée de l'embargo américain contre Cuba.

« Au plan commercial, les effets extraterritoriaux de l'embargo américain grèvent les opportunités des entreprises européennes à Cuba. Nous oeuvrons pour mettre un terme à cette politique qui nuit aux intérêts de l'UE. J'ai déjà dit aux autorités américaines que cet embargo était obsolète et qu'il fallait y mettre un terme », a assuré Mme Mogherini, devant la commission du commerce international du Parlement européen.

« Nous avons paraphé un accord historique, un accord de coopération et de dialogue politique qui fixe un cadre juridique à nos relations et à notre dialogue politique », avait-elle rappelé auparavant, estimant qu'« un engagement majeur de l'UE [était] requis à Cuba ».

Bouclé à la veille de la visite, la semaine prochaine à La Havane, du président américain, Barack Obama, ainsi que du Pape François, le futur accord de coopération UE/Cuba, qui comporte trois volets - dialogue politique, coopération économique et commerciale - et qui doit encore être validé par les deux parties, fournira un cadre pour la revitalisation des relations entre l'UE et Cuba (EUROPE 11510).

Conformément aux requêtes cubaines, l'accord garantit le principe de non-ingérence de l'UE dans les affaires intérieures. Il ne décrit en effet pas de modèle optimal d'organisation politique, mais crée un cadre de dialogue sur la question controversée des droits de l'homme.

Sur ce point, Mme Mogherini a assuré mardi que cet accord « [offrait] un cadre juridique pour que le dialogue sur les droits de l'homme se structure et se pérennise ». « Nous aurons un dialogue structuré sur les droits de l'homme. Nous avons une discussion ouverte et franche, respectueuse de part et d'autre. Il se pourrait que cela soit un peu moins visible en termes de réunions, mais les travaux sont substantiels. Nous avons relancé les choses », a-t-elle insisté répondant aux préoccupations de certains députés.

L'Espagnol Santiago Fisas Ayxelà (PPE) avait auparavant souligné « l'importance d'être vigilant en matière de droits de l'homme et de démocratie à Cuba ». Son compatriote Pablo Zalba Bideguain (PPE) avait, pour sa part, déploré « l'absence d'une mention relative aux droits de l'homme » dans la déclaration conjointe signée le 11 mars par Mme Mogherini et les autorités cubaines. « Normalement, l'article premier (d'un tel accord, ndlr) fait référence aux droits de l'homme », avait insisté M. Zalba Bideguain. (Emmanuel Hagry)

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