Bruxelles, 14/03/2016 (Agence Europe) - L'UE et la Chine sont convenues, lors de la neuvième réunion de leur 'groupe de contact sur l'acier', jeudi 10 mars à Pékin, d'intensifier leur dialogue afin de trouver des solutions durables au défi mondial des surcapacités dans l'industrie sidérurgique, qui met le secteur européen de l'acier à rude épreuve, en particulier face aux surcapacités de la Russie et de la Chine.
« Le but était de discuter des moyens de trouver des solutions durables aux surcapacités, en se concentrant sur les progrès dans la réduction des capacités, les nouveaux objectifs adoptés en la matière, les politiques de subvention, les comportements et le financement des entreprises d'État » en Chine, le premier producteur d'acier au monde, résume la Commission, dans un communiqué.
Les discussions avec l'administration chinoise ont apporté « quelques éclaircissements » sur les objectifs de réduction des capacités chinoises et les moyens concrets de trouver des solutions, mais « beaucoup de travail significatif reste à faire », ajoute la Commission, précisant avoir insisté sur la nécessité de « traiter les distorsions commerciales d'une manière urgente et efficace ».
L'UE a néanmoins salué la volonté de la Chine de trouver des solutions au problème des surcapacités par le dialogue et la collaboration avec ses partenaires commerciaux, Pékin ayant déjà adopté plusieurs instruments qui ont fait l'objet de discussions au sein du groupe de contact, précise la Commission.
Outre les mesures visant à atténuer les effets des surcapacités mondiales, la Commission discute aussi sur les causes sous-jacentes du problème des surcapacités dans l'acier avec ses principaux partenaires, tant au plan bilatéral, à travers les groupes de contact sur l'acier avec la Chine, le Japon, l'Inde, la Russie, la Turquie et les États-Unis, qu'au plan multilatéral, dans le cadre du comité de l'OCDE sur l'acier ou de l'OMC, où l'UE entend soulever « activement » cette question. (Emmanuel Hagry)