Bruxelles, 14/03/2016 (Agence Europe) - Dans un document de position relative à l'octroi du statut d'économie de marché à la Chine, publié lundi 14 mars (et disponible à l'adresse suivante: http://goo.gl/Ce43tW ), le groupe des socialistes et démocrates (S&D) au Parlement européen axe ses exigences et ses propositions sur le respect de conditions de concurrence équitable dans la politique commerciale de l'UE à l'égard de la Chine.
Le groupe S&D plaide aussi pour une stratégie visant à engager les partenaires de l'UE à l'OMC à s'assurer que le statut d'économie de marché (MES) ne soit pas octroyé à la Chine avant que celle-ci respecte effectivement les règles du système commercial multilatéral.
« Nous croyons dans les avantages mutuels des relations UE/Chine et le pragmatisme est notre force motrice au regard des questions soulevées par le protocole d'adhésion de la Chine à l'OMC. Le respect des règles de l'OMC est essentiel, mais il est tout aussi essentiel de disposer de tous les outils nécessaires en temps opportun pour protéger une économie de l'UE en bonne santé », a commenté le vice-président du groupe S&D en charge des relations extérieures, le Roumain Victor Boþtinaru, exhortant la Commission à rendre « aussi vite que possible » son évaluation d'impact sur l'économie de l'UE de l'octroi du MES à la Chine.
« L'Europe doit défendre ses emplois et son industrie face à la concurrence déloyale. Tout en valorisant les gains économiques d'une plus grande coopération avec la Chine, l'Europe ne doit pas se laisser faire », commente le Britannique David Martin, porte-parole du groupe S&D en matière commerciale, plaidant pour la modernisation des instruments de défense commerciale et le recours à tous les outils disponibles pour protéger les industries européennes contre le dumping et les pratiques commerciales déloyales.
'Contre-consultation publique' au PE. Sous la bannière du MES China action group, un groupe transnational et transpartisan de députés européens emmené par les socialistes français Édouard Martin et Emmanuel Maurel et leur collègue italien, David Borrelli (ELDD), va lancer, mardi 15 mars, une 'contre-consultation publique' sur la question de l'octroi du MES à la Chine. Cette initiative, qui sera ouverte jusqu'au 1er mai, « vise à explorer les angles morts de la consultation publique de la Commission, en recueillant des analyses et témoignages sur toutes les options possibles », expliquaient-ils lundi. (Emmanuel Hagry)