Bruxelles, 08/03/2016 (Agence Europe) - Parmi les seize États membres ayant fait l'objet d'une analyse approfondie de leurs déséquilibres macro-économiques, douze demeurent sous surveillance, a fait savoir la Commission européenne, mardi 8 mars.
Cinq États membres - Bulgarie, Croatie, France, Italie et Portugal - présentent toujours des déséquilibres macro-économiques considérés comme excessifs. Pour la France, la Commission pointe, par exemple, la perte continue de compétitivité, tandis que, pour l'Italie, la question de la dette publique élevée (supérieure à 132% du PIB en 2016) pénalise la reprise (EUROPE 11500).
« Les États membres doivent poursuivre leurs efforts en vue de réduire le haut niveau de dette publique et privée, affronter les problèmes d'inefficacité sur le marché du travail, garantir la viabilité des systèmes sociaux et améliorer l'environnement des affaires », a déclaré le commissaire chargé de l'Euro, Valdis Dombrovskis, à Strasbourg. La Commission peut décider « à tout moment » de placer ces pays dans le volet correctif de la procédure pour déséquilibres macro-économiques excessifs, a-t-il souligné. Selon lui, de telles décisions dépendront du niveau d'ambition des programmes nationaux de réformes que les États concernés transmettront à la Commission en avril, en même temps que les programmes de stabilité, dans le cadre du processus budgétaire du 'Semestre européen'.
Sept autres États membres - Allemagne, Finlande, Espagne, Irlande, Pays-Bas, Slovénie, Suède - présentent des déséquilibres macro-économiques moins aigus, mais qui nécessitent un suivi, estime la Commission. M. Dombrovskis a indiqué qu'un tel monitoring dépend de la sévérité des déséquilibres observés et pourrait prendre la forme d'échanges au niveau technique, de missions sur le terrain et de discussions au niveau politique.
Les autres États membres ne font désormais plus l'objet d'une surveillance au titre de la procédure pour déséquilibres macro-économiques. Interrogé sur la situation budgétaire de pays comme l'Espagne, M. Dombrovskis a indiqué que la Commission ferait des annonces spécifiques mercredi 9 mars. (Mathieu Bion)