Bruxelles, 08/03/2016 (Agence Europe) - La visite à Rabat de Federica Mogherini, Haute Représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et vice-présidente de la Commission européenne, était « nécessaire » pour dissiper un malentendu qui se creusait depuis l'arrêt du Tribunal de l'UE, le 10 décembre 2015, qui contestait implicitement la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental (EUROPE 11506), a laissé entendre le Représentant permanent du Maroc auprès de l'UE.
Alem Menaour, dans une interview publiée lundi par l'hebdomadaire 'Jeune Afrique' estime que cette visite « était nécessaire » suite à un « flottement dans notre relation avec l'UE que nous n'avons pas compris ». Il ajoute: « Nous avions des contacts réguliers, puis des questions sont restées sans réponses, des demandes de réunions n'ont pas abouti, etc. Cela a irrémédiablement entraîné une perte de confiance et, finalement, la décision de suspendre les contacts avec l'UE (…) jusqu'à ce que nous ayons les éclaircissements ».
Il explique: « nous avons eu les explications que nous demandions. Nous sommes même allés plus loin puisque nous avons discuté de nouveaux mécanismes d'échange, dont la première étape sera le déplacement à Bruxelles de Nasser Bourita, ministre délégué aux Affaires étrangères, avant la fin du mois. Nous allons également renforcer tous les moyens de coordination entre Rabat et Bruxelles durant la période du pourvoi en appel de l'arrêt de la Cour de justice de l'UE ». Le Maroc « prépare ses arguments » pour contrer le jugement, appuyé par la France et l'Espagne, en plus de l'appel fait par l'UE: « nous n'avons pas abordé les prochaines étapes du pourvoi avec Mme Mogherini. Nous allons d'abord attendre de voir si la Cour européenne de justice accepte la demande de procédure simplifiée qu'a déposée le Conseil », a indiqué l'ambassadeur. (Fathi B'Chir)