Bruxelles, 01/03/2016 (Agence Europe) - Assurer la transition de l'UE vers une économie efficace dans l'utilisation des ressources avec des bénéfices énormes pour les entreprises, les consommateurs et la protection durable de l'environnement: les objectifs du Plan d'action pour l'économie circulaire, présenté par la Commission en décembre, sont alléchants (EUROPE 11444). Les ministres européens de la Compétitivité ne pouvaient qu'y souscrire.
Ils l'ont fait, lundi 29 février à Bruxelles, lors de leur premier échange de vues visant à identifier les priorités et les défis de ce plan d'action censé mettre l'Europe sur la voie d'une économie durable fondée sur l'efficacité des ressources.
Conscients des possibilités de création d'emplois et de nouveaux marchés qu'offre l'économie circulaire, ils ont toutefois exprimé le souhait que l'UE ne perde pas de vue les possibles difficultés d'adaptation des entreprises à cette nouvelle donne, en particulier les PME, à court terme. Pour déployer le plein potentiel de l'économie circulaire et lever tous les obstacles à son avènement, il conviendra donc de ne pas les submerger par une charge bureaucratique contre-productive, ont estimé les ministres.
« Les États membres reconnaissent que l'économie circulaire offre des opportunités de créer des emplois et de développer de nouveaux marchés innovants qui, à leur tour, contribueront à la croissance économique. Ils ont souligné qu'il faudrait éviter les charges réglementaires inutiles, pour permettre l'émergence de nouveaux modèles d'activités », a déclaré Henk Kamp, ministre néerlandais des Affaires économiques, à l'issue de la session qu'il a présidée.
Tous ont jugé crucial d'intégrer cette nouvelle approche dans les politiques sectorielles pertinentes (notamment celles concernant les produits chimiques, la protection de l'environnement, le marché intérieur) tout en soulignant que ce défi est de taille.
Une majorité de délégations a insisté sur la nécessité de stimuler l'innovation et de nouveaux modèles d'activités, et sur l'importance de sensibiliser les consommateurs comme les producteurs à l'économie circulaire.
Les délégations ont été nombreuses à appeler de leurs voeux une étude d'impact approfondie du paquet Économie circulaire (plan d'action et révision des directives 'Déchets') sur la compétitivité des entreprises et de l'industrie. Parmi les moyens de mise en oeuvre envisagés, la politique des marchés publics a été mentionnée comme un instrument important pour encourager l'économie circulaire.
Ce débat exploratoire du Conseil Compétitivité et le débat qu'auront les ministres européens de l'Environnement vendredi 4 mars à Bruxelles alimenteront les conclusions que le Conseil Environnement, chef de file sur ce dossier, devrait adopter le 20 juin. (Aminata Niang)