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Bulletin Quotidien Europe N° 11502
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

à Vienne, Donald Tusk insiste sur un retour à l'espace Schengen

Bruxelles, 01/03/2016 (Agence Europe) - Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a insisté sur le retour aux règles de libre circulation de l'espace Schengen, mardi 1er mars à Vienne, première étape d'une tournée de trois jours dans les Balkans occidentaux qui s'achèvera en Turquie vendredi.

M. Tusk a expliqué que son déplacement avait comme objectif de restaurer l'espace Schengen de libre circulation, alors que le sommet entre l'Union européenne et la Turquie suivi d'un Conseil européen, lundi 7 mars à Bruxelles, sont qualifiés de décisifs pour l'avenir de l'espace de libre circulation. Il s'emploiera, pendant sa tournée, à rappeler aux capitales visitées les dernières conclusions du Sommet européen des 18 et 19 février et notamment le fait qu'elles doivent mettre en oeuvre, « sans exception », les règles du Code frontières Schengen (EUROPE 11493).

Appliquer les règles de Schengen ne revient pas à mettre un terme à Schengen mais au contraire à le préserver à condition de mettre en oeuvre les règles européennes de manière coordonnée, a dit Donald Tusk. « Alors que nos travaux sur les solutions européennes continuent, des décisions clefs continuent d'être prises dans les capitales », a noté le président du Conseil. Une situation qui, selon lui, correspond à « une situation normale » dans une Union de pays souverains. « Je sais que restaurer des contrôles efficaces aux frontières est une décision difficile », a ajouté l'ancien Premier ministre polonais. Tentant de se rapprocher de la position autrichienne qui a fixé unilatéralement des quotas d'arrivées de migrants sur son territoire, il a estimé qu'il n'existait pas d'alternative à cette « vérité difficile » qui doit être comprise par tous en Europe et être discutée à Vingt-Huit autour d'une table.

Grèce. Sur la Grèce où une crise humanitaire menace (voir autre nouvelle), le président Tusk appelle l'Union à envisager les conséquences humanitaires de leurs décisions. « Le pays que nous devons soutenir en particulier est la Grèce. Le nombre de migrants arrivant en Grèce est à la hausse non pas parce qu'ils veulent faire de la Grèce leur maison, mais parce qu'ils espèrent que, de Grèce, ils se déplaceront vers d'autres pays européens. Le test de notre identité européenne sera, d'une part, de revenir à Schengen et, de l'autre, de notre capacité à nous tenir aux côtés d'Athènes pendant ces moments difficiles », a-t-il souligné.

M. Tusk a, à nouveau, appelé à améliorer la coopération avec nos voisins, à commencer par la Turquie. « L'Europe est prête, comme elle l'a déjà démontré, à accorder une aide financière substantielle aux pays voisins des régions déchirées par la guerre. Mais en même temps, nous nous attendons à un engagement plus intense de nos partenaires, comme une condition préalable absolue pour éviter une catastrophe humanitaire. Ce sera l'objet de mes entretiens en Turquie ce jeudi et vendredi », a ajouté le président.

Sur la situation spécifique de l'Autriche, qui a fixé un seuil quotidien de demandeurs d'asile et de migrants en transit sur son sol, le président du Conseil européen reconnaît que la situation du pays a été difficile avec l'accueil de 90 000 réfugiés en 2015 et explique la frustration des Autrichiens. « La patience s'estompe tandis que les forces populistes arrivent au premier plan. Pourtant, c'est précisément dans des moments comme ceux-ci que nous devons garder notre sang-froid. Nous avons besoin de rester concentrés sur le développement et la mise en oeuvre d'un plan européen global, et le faire rapidement », a expliqué Donald Tusk, « convaincu » que l'Autriche contribuera « à l'élaboration d'un consensus européen face à la crise de la migration ». (Solenn Paulic)

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