Bruxelles, 01/03/2016 (Agence Europe) - En visite en Ukraine, mardi 1er mars, le vice-président de la Commission en charge de l'Union de l'énergie, Maros Sefcovic, a indiqué que la Commission était prête à agir en tant que médiateur dans les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine sur l'approvisionnement en gaz russe de l'Ukraine et le transit du gaz russe via l'Ukraine, y compris après 2019, date d'expiration du contrat de transit du gaz en cours entre les gaziers russe Gazprom et ukrainien Naftogaz.
Les deux parties devraient commencer à déterminer dès maintenant des décisions provisoires parce que les revendications mutuelles de Gazprom et Naftogaz sont susceptibles de ne pas être réglées par la chambre d'arbitrage du tribunal de commerce de Stockholm avant 2017, a estimé M. Sefcovic lors d'un forum sur l'énergie à Kiev mardi, dans des propos relayés par le média russe Interfax.
« La Commission va faciliter les pourparlers afin que les deux parties puissent trouver des solutions provisoires aux livraisons de gaz à l'Ukraine », a-t-il dit.
M. Sefcovic a aussi appelé l'Ukraine à poursuivre ses réformes dans le secteur de l'énergie, telles que l'adoption de législations sur le régulateur, le marché de l'électricité et l'efficacité énergétique.
L'Ukraine a exprimé, début février, le souhait de négocier un nouveau protocole d'accord sur son approvisionnement en gaz russe pour sécuriser ses fournitures au terme du paquet d'hiver 2015/2016, qui expire fin mars, pour la période allant d'avril à septembre.
En proie à un différend gazier permanent, la Russie et l'Ukraine se sont accordées, sous la médiation de l'UE, fin septembre 2015, sur un protocole d'accord valable jusqu'à la fin mars 2016 pour les fournitures de gaz russe à l'Ukraine pour l'hiver 2015/2016 (EUROPE 11398). Mais l'Ukraine a cessé, fin novembre, tout achat à la Russie et elle s'approvisionne auprès de pays européens.
Le verdict du tribunal d'arbitrage de Stockholm sur la plainte introduite en juin 2014 par Gazprom relative aux arriérés de paiement de Naftogaz n'est pas attendu avant la fin 2016. (Emmanuel Hagry)