Bruxelles, 25/02/2016 (Agence Europe) - Les ministres de l'Intérieur de l'UE, réunis jeudi 25 février à Bruxelles, ont adopté la proposition faite mi-décembre par la Commission européenne dans la foulée des attentats du 13 novembre à Paris de réviser le Code frontières Schengen afin de permettre des contrôles systématiques sur les ressortissants européens franchissant les frontières extérieures de Schengen, cela sur la base des fichiers policiers européens ou internationaux.
En validant une approche générale, les ministres ont lancé les négociations avec le Parlement européen qui devront commencer dès que ce dernier aura adopté son avis. La proposition adoptée par les ministres rend obligatoires ces contrôles systématiques sur les Européens (les contrôles systématiques sont déjà obligatoires pour les ressortissants des pays tiers) à tous les points de passage aux frontières extérieures aériennes, maritimes et terrestres.
La proposition prévoit un assouplissement dans une certaine mesure: ainsi si ces contrôles systématiques devaient créer trop de temps d'attente, de simples contrôles ciblés sur la base de critères de risques spécifiques pourraient être possibles, mais uniquement aux points de passage maritimes et terrestres. Cet assouplissement ne serait en effet possible dans les aéroports que sur une période transitoire de six mois après l'entrée en vigueur du règlement, le temps de prendre en compte les impératifs d'infrastructures dans les aéroports. « Après cette période, les vérifications systématiques n'excluront personne », a commenté le ministre néerlandais en charge du dossier, Klaas Dijkhoff.
La proposition prévoit aussi une clause de révision deux ans après l'entrée en vigueur, ce qui pourrait être l'occasion de supprimer les dérogations qui existent aux frontières maritimes et terrestres, a encore dit le ministre. (Solenn Paulic)