Bruxelles, 15/02/2016 (Agence Europe) - L'Union européenne se mobilise sur plusieurs fronts pour donner suite à la COP 21 et concourir à la mise en oeuvre de tous les éléments de l'Accord de Paris.
Les ministres des Affaires étrangères, réunis à Bruxelles, lundi 15 février, ont avalisé le plan d'action 2016, préparé par la Commission européenne et le Service européen pour l'action extérieure (SEAE), pour continuer à ériger la lutte contre le changement climatique en priorité stratégique dans tous les dialogues politiques, tous les fora et tous les instruments de la politique extérieure de l'UE (EUROPE 11488).
Les ministres de l'Environnement préparent l'après-COP 21
Dans le même temps, les ministres européens de l'Environnement se concertent et se préparent à faire leur maximum pour que l'Union européenne conserve un rôle de chef de file dans la finalisation et la mise en oeuvre des engagements de l'Accord de Paris, mais aussi de l'Agenda des solutions - toutes ces initiatives qui ont fleuri à Paris en marge de la COP 21.
La réunion des ministres européens de l'Environnement, conviée à Paris vendredi 12 février par Ségolène Royal, ministre française de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, visait à préciser les orientations pour finaliser les 70 initiatives du Plan d'action Lima-Paris d'ici à l'été, en vue de préparer le Conseil Environnement du 4 mars, qui se penchera sur le suivi de la COP 21.
Pour l'agenda des solutions, la ministre a proposé trois orientations: réfléchir à une cartographie des coalitions du Plan d'action Lima-Paris pour rendre les engagements plus visibles et plus repérables ; faire en sorte que chaque petit groupe de pays en Europe soit pilote sur une coalition pour que les engagements soient opérationnels d'ici à l'été ; encourager les entreprises européennes à rester à l'offensive pour développer les marchés de la transition énergétique sur le continent.
La ministre française a rappelé les quatre priorités que son pays entend promouvoir pour un prix du carbone: - mettre en place un corridor de prix sur le marché européen du carbone (ETS) ; - intégrer une composante carbone dans la fiscalité énergétique des pays européens ; - inciter à l'instauration de prix du carbone dans les pays tiers et fédérer les pays qui passent à l'acte ; - prendre les mesures nécessaires pour lutter contre les fuites de carbone en ciblant mieux l'allocation gratuite de quotas. (Aminata Niang)