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Bulletin Quotidien Europe N° 11490
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INSTITUTIONNEL / (ae) royaume-uni

Dernières rencontres pour tenter de finaliser un accord

Bruxelles, 15/02/2016 (Agence Europe) - Le Premier ministre britannique, David Cameron, et le président du Conseil européen, Donald Tusk, ont entamé, lundi 15 février, une série de déplacements dans les capitales européennes pour préparer le Sommet européen des jeudi 18 et vendredi 19 février, Sommet au cours duquel les deux hommes espèrent fixer les termes de l'accord portant sur la renégociation de l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE.

David Cameron devait ainsi se rendre à Paris, ce lundi 15 février en soirée, à la rencontre du président, François Hollande, après avoir vu Angela Merkel le 12 février, et se rendra mardi 16 février à Bruxelles pour y rencontrer le président du Parlement européen, Martin Schulz, puis les sherpas du PE, les eurodéputés Guy Verhofstadt, Elmar Brok et Roberto Gualtieri. Le dirigeant britannique rencontrera ensuite les présidents des groupes PPE, S&D et CRE, MM. Weber, Pittella et Kamall.

Le Premier ministre devait préalablement s'entretenir avec les présidents de groupes du PE dans le format de la conférence des présidents, mais a fait valoir des contraintes de temps et préféré à la place une rencontre en format réduit. Selon des explications plus officieuses, le dirigeant Tory aurait surtout refusé de rencontrer les présidents ou représentants des groupes europhobes tenus par Nigel Farage et Marine Le Pen. M. Cameron doit aussi rencontrer Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, notamment sur le sujet des prestations sociales. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, devait lui se rendre entre le 15 et le 16 février à Paris, Bucarest, Athènes, Prague et Berlin.

Selon les médias britanniques, l'un des points à déminer d'ici à jeudi et vendredi sera la demande des pays de l'Est de l'UE, notamment les pays dits de Visegrad (Pologne, République tchèque, Hongrie, Slovaquie), d'obtenir la certitude que les limitations posées à l'accès aux prestations sociales associées au travail ne seront en oeuvre qu'au Royaume-Uni et pas dans d'autres États membres, a expliqué The Guardian, dimanche 14 février. Le groupe de Visegrad était d'ailleurs réuni ce 15 février à Prague pour affiner sa position.

Le 15 février, le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, s'est aussi exprimé sur la question britannique devant la commission ECON. « Ce qui guide la BCE dans cette négociation dont l'objet est d'ancrer le Royaume-Uni dans l'Union: protéger le marché unique et notre union monétaire », a-t-il dit aux eurodéputés ; insistant sur les « avantages considérables avec le marché unique ». Mario Draghi a aussi plaidé pour un accord international qui soit le plus clair possible et estime que cette renégociation peut aussi être l'occasion d'intégrer davantage la zone euro, a-t-il dit en commission. (Solenn Paulic et Mathieu Bion)

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