Bruxelles, 15/02/2016 (Agence Europe) - La Commission européenne a débloqué, lundi 15 février, une enveloppe de 12,7 millions d'euros en faveur de la Grèce afin de l'aider à créer 8 000 nouvelles places pour prendre en charge les demandeurs d'asile que l'UE veut voir rester sur le territoire grec. Cette enveloppe vient du Fonds pour l'asile, la migration et l'intégration (AMIF) et s'inscrit dans le cadre des engagements pris par la Grèce le 25 octobre dernier lors du mini-sommet européen sur la route des Balkans et selon lesquels Athènes doit créer, à terme, 50 000 places d'accueil.
Cet argent va financer la création de préfabriqués dans l'Attique et la région du centre de la Macédoine. La Commission européenne a par ailleurs débloqué le même jour une enveloppe de 10 millions d'euros en faveur de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM) pour l'aider à gérer sa frontière avec la Grèce ; cela, alors que Frontex vient déjà en aide à la Grèce pour contrôler cette même frontière avec l'ARYM.
Les 'hotspots' opérationnels d'ici au Sommet européen
Fin janvier, la Grèce s'était fixé la date du 15 février comme échéance pour finaliser la mise en oeuvre des 'hotspots', ces centres d'identification et d'enregistrement des migrants arrivant dans le pays. Les autorités grecques vont « formellement ouvrir d'ici mercredi », quatre des cinq centres d'enregistrement et de sélection des réfugiés et migrants promis à l'Union européenne, juste avant le sommet européen de la fin de semaine, a indiqué à l'AFP une source gouvernementale le 15 février.
Ces centres vont « formellement ouvrir » sur les îles égéennes de Lesbos, Chios, Leros et Samos, premières étapes en Europe, en face des côtes turques, des flux migratoires actuels. Le dernier des centres que la Grèce s'est engagée à ouvrir, à Kos, « sera mis en place un peu plus tard », selon cette source citée par l'AFP, au vu des retards pris dans sa construction du fait de l'opposition de la mairie locale et d'habitants, qui dénoncent une menace pour l'industrie touristique locale.
Chacun de ces centres, des camps de préfabriqués, doit pouvoir accueillir un millier d'arrivants pour 72 heures, le temps qu'ils soient enregistrés, que leurs empreintes digitales soient prises, que l'éventuelle présence de djihadistes soit décelée et qu'une sélection entre les migrants éligibles à l'asile et ceux voués aux renvois soit opérée. (Solenn Paulic)