Bruxelles, 11/01/2016 (Agence Europe) - L'Union européenne a dénoncé, samedi 9 janvier, les violentes manifestations, plus tôt dans la journée, dans la capitale kosovare, Pristina, visant à exiger la démission du gouvernement et l'abandon de l'accord sur la normalisation des relations avec la Serbie. Des cocktails Molotov et des pierres ont été jetés sur le siège du gouvernement.
« Préoccupé par la violente escalade » des manifestations, le commissaire aux Négociations d'élargissement, Johannes Hahn, a condamné, sur son compte Twitter, l'usage de la violence. Il a exhorté toutes les parties à la retenue et « à revenir au dialogue politique pacifique par des moyens démocratiques ». L'opposition continue de bloquer les travaux du Parlement kosovar. Le commissaire a jugé que les blessures et les dommages aux biens publics dus à ces violences étaient « inacceptables ». Plus d'une dizaine de personnes ont été blessées dans le cadre des manifestations. Une vingtaine de manifestants ont aussi été arrêtés. Le commissaire a déjà condamné plusieurs fois les violences et appelé au calme.
La délégation de l'UE au Kosovo a aussi appelé au calme et à renoncer à la violence « comme moyen d'avancer pour le Kosovo ».
Pour le ministre autrichien des Affaires étrangères, Sebastian Kurz, ces violentes manifestations « n'ont rien à voir avec le droit démocratique de se réunir et de manifester pacifiquement ». (Camille-Cerise Gessant)