Bruxelles, 11/01/2016 (Agence Europe) - La commission de l'emploi et des affaires sociales du Parlement européen réclame un système européen d'apprentissage afin d'éviter que les entreprises n'abusent de cette formule pour faire diminuer leurs coûts. Tel est l'une des mesures phares du rapport d'Enrique Calvet Chambon (ADLE, espagnol), qui a été adopté lundi 11 janvier.
Ce rapport porte sur le programme Erasmus+ et d'autres outils de promotion de la mobilité dans le cadre de l'enseignement et de la formation professionnels (VET). Il vise à aiguiller le vote de la commission de la culture et de l'éducation, responsable sur le fond, qui se positionnera le 25 janvier prochain.
Les députés de la commission de l'emploi et des affaires sociales défendent une approche d'apprentissage tout au long de la vie. Ils appellent à l'élaboration d'un « livre vert sur l'éducation professionnelle, la formation et la mobilité » et à la reconnaissance des compétences en Europe, en étroite coopération avec les parties prenantes clés.
Ils appellent aussi la Commission européenne, les États membres et les parties prenantes à améliorer la visibilité des programmes d'enseignement et de formation professionnels et à s'assurer qu'ils sont accessibles à tous les citoyens sans discrimination. Ils recommandent en ce sens de « désigner un groupe cible menacé par le chômage, comme les personnes avec un handicap ». Ils suggèrent, entre autres, de promouvoir l'adaptabilité dans les circuits d'apprentissage et la flexibilité des formules afin de faciliter l'accès à la VET et aux qualifications.
Enfin, ils observent que les programmes de mobilité devraient servir principalement à enrichir le programme d'étude de l'étudiant concerné lorsque des opportunités d'apprentissage spécifiques sont absentes dans son établissement ou pays d'origine.
Erasmus + est le programme de l'UE qui vise à renforcer les compétences et l'employabilité, ainsi qu'à moderniser l'éducation, la formation et le travail des jeunes. Il est doté d'un budget total de 14,7 milliards d'euros pour la période 2014-2020. (Sophie Petitjean)