Strasbourg, 26/11/2015 (Agence Europe) - La Commission européenne a appelé, mercredi 25 novembre, la Géorgie à « ne pas laisser retomber l'élan pris en termes démocratiques ».
Pendant un débat en séance plénière du Parlement européen (PE), le commissaire à l'Aide humanitaire et à la Gestion des crises, Christos Stylianides, a fait référence aux élections d'octobre 2016: « Nous attendons que l'on respecte pleinement l'indépendance, l'intégrité et l'autonomie des institutions, y compris la Cour constitutionnelle ainsi que l'État de droit et les droits de l'homme ».
Plusieurs députés se sont joints à cet appel. À la fin d'octobre dernier, 15 députés des groupes PPE, S&D, ADLE et CRE avaient rédigé une lettre ouverte dans laquelle ils se disaient « extrêmement préoccupés » par la controverse sur la propriété de la station de télévision indépendante Rustavi 2 et le gel de tous ses moyens par la justice en attendant le verdict sur la propriété (EUROPE 11422). M. Stylianides a, quant à lui, également relevé la mise en détention préventive de certains militants d'opposition.
Le député Jaromir Stetina (PPE, tchèque) s'est inquiété de l'apologie de Staline par des membres de la coalition au pouvoir et des nombreuses manifestations qui s'en sont suivies. Son collègue du S&D, Victor Bostinaru (roumain) a évoqué des tentatives de déstabilisation du pays par la Russie et appelé l'UE à soutenir l'intégrité territoriale du pays et ses efforts d'indépendance. Il a également relevé la position « pro-européenne claire » démontrée par le peuple géorgien. C'est un pays du Partenariat oriental qui « s'est vraiment engagé vers un avenir européen, il y a cinq ans, je n'aurais pas misé sur cette évolution », a complété la Finlandaise Heidi Hautala (Verts/ALE).
Le commissaire Stylianides a rappelé que le processus de libéralisation des visas dépendait du résultat de la mission d'évaluation menée fin septembre et début octobre en Géorgie et des informations que fourniraient les autorités géorgiennes en décembre sur l'état d'avancement des réformes. La Commission sera alors en mesure de faire une proposition législative, a-t-il expliqué, répondant à la Polonaise Anna Elzbieta Fotyga (CRE) qui disait soutenir la libéralisation du régime des visas. (Elodie Lamer)