Bruxelles, 28/10/2015 (Agence Europe) - La Commission européenne a affirmé, mercredi 28 octobre, ne pas avoir été informée de la décision des autorités autrichiennes, rendue publique le même jour, d'ériger une barrière de nature « technique » à sa frontière avec la Slovénie, qui s'étendrait sur plusieurs kilomètres. « La Commission n'a pas été informée », a indiqué Natasha Bertaud, porte-parole de la Commission, ajoutant que le président Juncker et le chancelier autrichien, Werner Faymann, devaient s'entretenir de ce sujet dans l'après-midi.
Mercredi, la ministre de l'Intérieur autrichienne, Johanna Mikl-Leitner, a indiqué que le gouvernement allait ériger une clôture à la frontière slovène pour ralentir le flot de migrants. Cela, alors que les deux pays sont membres de l'espace Schengen. Jusqu'à présent, seule la Hongrie avait érigé des « murs » avec d'autres pays membres de l'UE comme la Croatie ou la Roumanie, mais ces deux pays ne sont pas dans l'espace Schengen. La ministre autrichienne a toutefois expliqué qu'il ne s'agissait pas de fermer cette frontière, seulement de la réguler. Elle a aussi indiqué qu'au point de passage de Spielfeld, « nous avons eu entre 3 000 et 8 000 personnes traversant la frontière chaque jour ». L'Autriche avait déjà réintroduit le 16 septembre des contrôles temporaires à ses frontières, contrôles jugés en ligne avec le Code frontières Schengen et qui ont été prolongés le 15 octobre pour une durée de 20 jours supplémentaires.
Cette annonce de Vienne intervient trois jours après le mini-sommet consacré à la route des Balkans (EUROPE 11419) et qui a eu pour objectif d'amener les pays membres concernés à éviter les décisions unilatérales et à s'informer une fois par semaine de l'évolution de la situation. (Solenn Paulic)