Bruxelles, 27/10/2015 (Agence Europe) - L'UE veut que la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) joue un « rôle important », dans ses travaux d'ici 2020, dans la mise en oeuvre et le suivi du programme de développement durable à l'horizon 2030 et du programme d'action d'Addis-Abeba sur le financement du développement. En outre, elle préconise de placer les objectifs pour l'égalité des genres au coeur des travaux de l'organisation. C'est en substance ce que mettent en exergue des conclusions adoptées par les ministres européens du Développement, lundi 26 octobre, en vue de la 14ème session de la CNUCED qui doit établir son programme de travail pour 2016-2020.
Pour l'UE, la CNUCED doit se servir de sa solide expertise dans le renforcement des capacités, le dialogue politique et les travaux d'analyse et de recherche pour appuyer la réalisation des objectifs spécifiques associés aux objectifs de développement durable (ODD), en prenant notamment en compte les questions de la viabilité environnementale et de la lutte contre le changement climatique. L'organisation multilatérale devrait aussi aider ses pays membres à définir des stratégies de développement durable en matière de commerce et de développement, d'investissement, de financement et de technologie.
L'UE encourage la CNUCED à placer les objectifs d'égalité hommes/femmes et d'émancipation des femmes et des filles « au coeur de tous ses travaux », le programme de développement durable à l'horizon 2030 et le programme d'action d'Addis-Abeba offrant une « possibilité réelle » à cette fin. Elle invite aussi l'organisation à se concentrer sur la promotion de l'entrepreneuriat chez les femmes et à soutenir les efforts pour améliorer l'accès au financement et aux services en faveur des micro-entreprises et des PME.
Soutenant l'attention prioritaire accordée par la CNUCED aux économies les plus vulnérables, en particulier les pays moins avancés (PMA), l'UE encourage l'organisation à se pencher sur la situation des pays en développement sans littoral, des petits États insulaires en développement, des économies africaines et des États fragiles.
L'UE encourage aussi la CNUCED à effectuer un travail de recherche sur l'intégration des micro-entreprises et des PME des pays en développement dans les chaînes de valeur mondiales et régionales, les investissements directs étrangers, les transports maritimes, le facilitation des échanges, le commerce des services et de produits de base, le droit de la concurrence, la protection des consommateurs et les technologies de l'information et de la communication.
En outre, l'UE encourage la CNUCED à favoriser l'intensification des relations entre les économies émergentes et en développement, à accroître la coopération entre les secteurs public et privé et favoriser la participation du secteur privé dans les pays en développement, et à renforcer sa coopération avec d'autres organisations onusiennes (OIT et OMC) et internationales (OCDE). Enfin, elle invite l'organisation à tenir compte des textes convenus lors des prochaines conférences internationales, notamment ceux de la conférence onusienne sur le changement climatique (COP 21), en décembre prochain. (Emmanuel Hagry)