Bruxelles, 27/10/2015 (Agence Europe) - Le contenu et la couverture géographique du partenariat entre l'UE et les pays ACP (Afrique/Caraïbes/Pacifique) après 2020, quand aura expiré l'accord de Cotonou, ont suscité une réflexion nourrie et des positions contrastées au sein du Conseil Affaires étrangères, dans son format Développement, lundi 26 octobre à Luxembourg.
Quinze délégations sont intervenues dans cet échange de vues liminaire des ministres du Développement, nourri par le document de consultation de la Commission et du SEAE, qui vise à recueillir le maximum de contributions sur les atouts du partenariat dans ses trois dimensions (politique, développement, commerce) et ses orientations futures en vue de l'adapter aux défis d'un monde multipolaire avec le maximum d'efficacité (EUROPE11409). Tous ont reconnu la nécessité de faire évoluer ce partenariat et construire la relation future sur la mise en œuvre du programme universel pour le développement durable dont s'est dotée l'ONU pour l'horizon 2030. Mais, tandis que certaines délégations ont surtout insisté sur le caractère unique que revêt ce partenariat et l'intérêt qu'il y aurait à le pérenniser en valorisant ses atouts, d'autres ont davantage mis l'accent sur l'hétérogénité du groupe et les évolutions récentes qui ont privilégié le renforcement de l'intégration régionale, en particulier en Afrique.
Plusieurs délégations ont souligné que la relation UE-ACP a permis de nouer une relation spéciale, de confiance, à travers les décennies du partenariat (Belgique, France, Croatie, Malte, Royaume-Uni).
Tous ont reconnu que le partenariat devra davantage prendre en compte les défis de la migration et de la sécurité. Les ministres ont généralement montré une flexibilité et une ouverture face à l'approche à retenir (Belgique, France, Pologne, Pays-Bas, Suède), mais certaines délégations préfèrent une approche régionale (comme la Hongrie et la Lituanie) ou se focaliser sur des groupes plus spécifiques, notamment les pays les moins avancés. (Aminata Niang)