Bruxelles, 14/10/2015 (Agence Europe) - Sylvie Goulard (ADLE, française) n'exclut pas le retrait du texte menant à une réforme de la structure du secteur bancaire.
« On se retrouve dans le risque d'une législation dont chacun fait semblant d'accepter le principe à condition que ses propres banques y échappent. Toutes les options sont donc sur la table, y compris le retrait du texte. Cela vaudrait sans doute mieux que n'importe quel compromis », a déclaré l'eurodéputée, dans une interview au quotidien français Les Échos publiée mardi 13 octobre.
Reconnaissant que les banques françaises pourraient être « les principales victimes » de la proposition de règlement visant à empêcher que les risques excessifs pris sur les activités d'investissement ne mettent en péril les activités de détail d'une banque, Mme Goulard s'interroge sur la pertinence d'un projet qui ne tient pas compte de la mise sur pied de l'union bancaire en zone euro ni des discussions internationales sur la capacité 'TLAC' d'absorption des pertes des grandes banques systémiques. Un projet qui risque en outre de placer les banques européennes en position de désavantage concurrentiel par rapport à leurs concurrentes américaines. La députée a mis en garde contre la tentation politique de « séparer le bien du mal pour pouvoir s'en flatter auprès du grand public » et de croire que tous les problèmes peuvent être résolus « avec des formules mathématiques ».
Les groupes PPE et S&D mènent en secret des négociations visant à rapprocher leurs positions sur ce dossier et à éviter un nouveau rejet en commission parlementaire des affaires économiques et monétaires du projet de rapport 'Hökmark' (EUROPE 11382 et 11322). (Mathieu Bion)