Bruxelles, 14/09/2015 (Agence Europe) - La convergence entre les technologies numériques et les médias n'est pas à craindre. Elle est, au contraire, porteuse d'opportunités sans précédent pour les radiodiffuseurs publics, a affirmé le commissaire responsable de l'Économie numérique, Günther Oettinger, à l'occasion d'une conférence internationale sur les radiodiffuseurs de services publics, jeudi 10 septembre à Munich.
« Je suis optimiste. Les radiodiffuseurs publics sont là depuis des dizaines d'années et ont déjà fait l'expérience de nouveaux développements du marché, auxquels ils se sont adaptés avec succès, et dont ils ont même profité », a affirmé le commissaire.
Pour Günther Oettinger, les nouvelles technologies numériques, en multipliant les points d'accès des citoyens aux contenus, sont une opportunité pour les radiodiffuseurs publics de poursuivre leur mission, à savoir: diffuser auprès du public des contenus de qualité, à but éducatif, dans un souci de pluralisme et de respect de la diversité culturelle et linguistique.
Par le biais de la stratégie du marché unique numérique, la Commission veut favoriser l'adaptation des radiodiffuseurs à l'environnement numérique. En premier lieu, en procédant à la modernisation de la directive sur les services de médias audiovisuels (avec une attention particulière aux dispositions concernant la publicité, la protection des mineurs, la liberté des médias et le pluralisme). En second lieu, en révisant le cadre de droits d'auteur pour l'adapter à l'ère numérique - « nous éviterons d'imposer des licences paneuropéennes », a spécifié le commissaire. En troisième lieu, en réévaluant les règles en matière de droits d'auteur applicables aux programmes télévisés retransmis par satellite et par câble. Enfin, en évaluant le rôle des plateformes Internet et des intermédiaires dans l'économie. « Nous devons travailler tous ensemble (…) à un modèle pour la radiodiffusion publique qui soit capable de s'adapter à un environnement complexe du point de vue technologique et de la gouvernance », a conclu M. Oettinger. (Isabelle Lamberty)